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Andori

Scène libre : Des plumes en éprouvettes - Partie II [PV Lorelei]

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Après son entretien avec l’hybride, Narcisse avait enchainé les mêmes testes et les mêmes questions sur une poignée de ses collègues. Hommes ou Femmes, il lui fallait de tout. Le scientiste termina ses testes deux heures plus tard et c’est passablement lassé qu’il finit par rentré chez lui.

La présence de son hybride papillon si rare, si fragile, si unique, cela lui apportait beaucoup de fierté. La voire bouger, la voir le regarder de ses grand yeux, cela lui suffisait à le rendre satisfait des journées même les moins productive. Et il ‘avait besoin que de cela.

Les jours qui suivirent furent fait de supposition et de la création de teste, des tableaux de résultat et quelques simulations que des hybrides encore dans leur locaux et ne disposant d’aucun maître. Long et fastidieux mais qui aiderait beaucoup de leurs clients à garder en pleine santé leurs hybrides. L’avenir de ces créatures mi-animal mi-humain était entre ses mains et celles de ses subordonnés.

Comme il l’avait indiqué à Solomon, il revint une semaine plus tard, aux aurores, pour les mêmes tests qu’il avait effectués le soir. Les oiseaux du propriétaire du cabaret devaient être à jeun depuis la veille et s’être reposé plus que 6h. Et encore une fois, Lorelei avait particulièrement attiré son attention jouant également avec de vague souvenir d’un plumage flamboyant sous la lumière des néons du complexe.

Les réponses à cette seconde visite apportèrent de nouveaux éléments et des façons plus précises de mettre les tests médicaux en place. Cela prit un bon mois. Un mois où une batterie de jeune hybrides furent envoyé à Solomon en échange de sa bonne coopération et de son accord pour « prêter » à la compagnie Pétrado cinq de ses hybrides, deux mâles, deux femelles et surtout… Lorelei.

Sans grande surprise, le maitre avait essayer de négocier plus, toujours plus et Narcisse avait réaffirmer sa position, soulignant qu’il ne pouvait plus faire marche arrière à moins de s’asseoir sur tout le avantage dont il jouissait déjà à coopérer avec les scientistes et ce n’est qu’à force de menace voilée que Narcisse avait pu obtenir du maître de cabaret de lui céder ses oiseaux, oiseaux qu’on envoyait cherché par une des seuls camionnettes électriques du pays.

Narcisse attendait son chargement dans la salle de réunion. Puisqu’ils avaient été intégrés dans la société humaine, les scientistes devaient éthiquement les considérer comme des humains et non plus comme des animaux. La salle de réunion était donc accessible pour eux. Ses subalternes qui l’épaulaient dans ce projet étaient là également attendant qu’on achemine leurs futur cobaye jusqu’à eux.

A la sortit de la camionnette, la secrétaire de Narcisse Pétrado les attendait, un porte document sous le bras, un chignon serré libérant un visage encore légèrement enfantin.

- Mesdames et Messieurs, bienvenus à la compagnie Pétrado. Je suis Vera Cyclamen, votre guide jusqu’à la salle de réunion où vous êtes attendu. Je vous prie de me suivre sans vous perdre. Déclara-t-elle d’une voix féminine mais trop autoritaire pour coller correctement avec son allure douce et délicate.

Rapidement, le petit groupe fut encadré de deux hybride gorilles qui ne semblaient pas doué de parole mais parfaitement obéissant.

Vera prit alors les devant, guidant le groupe jusqu’au propriétaire de toute cette mini-ville consacré à la recherche, au savoir, et à la science.

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Le lendemain de la première visite de Narcisse Pétrado, le petit personnel hybride du cabaret n'avait que ce sujet à la bouche. Tous avaient remarqué l'intérêt et la cordialité rare dont avait fait preuve le PDG, mais beaucoup, également, s'inquiétait de la suite des événements. Les paons, qui pour la plupart, avaient grandi au sein du cabaret, racontaient des rumeurs terrifiantes sur ce que les scientistes faisaient aux hybrides. Loreleil était très bien placée pour savoir que la plupart de ce qui se disait était faux, pour avoir grandi dans le complexe scientiste avec un docteur très qualifié. Oh bien sûr, il y avait des excès de zèle, des actes assez infâmes, mais cela n'était pas approuvé par la communauté et les coupables d'actes de pure cruauté étaient généralement sanctionné – lorsqu'il était démasqué … ce qui n'était pas toujours évident. Cependant, elle ne put s'empêcher de ressentir un certain frisson en entendant ces récits d'ailes coupés ou de plumes arrachées de force.


Lors de la seconde visite de Narcisse Pétrado, elle avait de nouveau entendu de nombreuses rumeurs sur lui et sa collection. On lui avait raconté que ses hybrides étaient gardés derrière des vitres et qu'ils ne pouvaient jamais en sortir et aussi qu'il les empaillaient lorsqu'ils mourraient. Certains disaient même qu'il les plongeait vivant dans une substance qui les cristallisaient à jamais comme des statues de cire. Tout cela, bien sûr, c'était Solomon qui l'avait raconté à ses paons, les plus crédules parmi son personnel, car ils n'avaient jamais connu que lui et son cabaret. Il voulait sûrement s'assurer que ses hybrides ne se laisseraient pas voler si facilement. Le regard de Loreleil s'était fait plus insistant encore lors de cette visite, sans qu'elle ne parvienne vraiment à savoir s'il s'en était rendu compte. Elle le dévisageait en se demandant si ce qu'on lui avait raconté été vrai … ne serait-ce que partiellement, mais elle s'était à nouveau laissé charmé par l'attention qu'il lui apportait. Une attention intéressé et purement scientifique … mais c'était important pour elle … peut-être parce que cela lui rappelait son regretté maître, le Docteur Gale.


Elle fut choisit, avec quatre autres de ses camarades, pour suivre un programme spécial qui l'amènerait à passer un petit séjour (sans doute plus) dans les laboratoires. Elle appréhendait un peu, mais elle se sentait très étrangement confiante à chaque fois qu'elle pensait à Narcisse. Monsieur Pétrado. Elle se sentait un peu mieux depuis qu'elle suivait le nouveau régime qu'il lui avait prescrit et même si on état de fatigue était toujours assez éprouvant, au moins, elle ne souffrait plus de ces terribles maux de ventre qui la forçait parfois à recracher cette bouillie de chair crue et de sang qu'on l'obligeait à consommer auparavant. C'était déjà un poids important en moins.

Elle avait emporté quelques affaires dans une petite malle au vu de son séjour et était vêtue d'une de ses tenues classiques de travail de servante : tunique rouge, manche en cape noir et tablier beige. Le pantalon ample qui ressemblait presque à une jupe était aussi confortable pour le voyage que pour le travail et ne manquait pas d'élégance, sûrement en grande partie grâce à la couleur vermeille qui faisait ressortir ses yeux ambrés et ses boucles rouges flamboyantes, lui donnant des airs de lady délicate avec cette façon qu'elle avait de draper ses épaules de ses ailes.

Plumeau, son petit compagnons à plume, semblait avoir compris qu'elle partait et était donc resté avec elle jusqu'à ce qu'elle entre dans l'engin motorisé et il l'avait alors suivit depuis l'extérieur. Arrivé au complexe scientiste, la jeune femme sentit sous cœur se serrer sous le poids de la nostalgie … elle n'avait pas revu ces bâtiments depuis que le Docteur Gale avait décidé de prendre sa retraite en l'emmenant avec lui. Elle ressentait un sentiment étrange, car elle n'avait pas vraiment l'impression de rentrer chez elle, pourtant, elle avait une sorte d'attachement paradoxal à cet endroit qu'elle n'avait jamais vraiment aimé … elle était confuse.

Une femme se présenta à eux avant de leur demander de les suivre et Loreleil resta un peu en arrière le temps d’apercevoir le petit Plumeau aller se percher un peu plus loin. Elle espérait pouvoir le voir un peu plus tard … elle se souvenait qu'étant enfant, sa cellule n'avait pas de fenêtre. En fait, la zone entière dans laquelle elle avait grandi n'en avait pas … Et avoir vue sur l'extérieur était un confort auquel elle s'était beaucoup attachée.

Elle suivit docilement le groupe, non sans un regard intimidé envers les hybrides gorilles particulièrement massifs qui laissaient penser, contrairement au ton de Vera, qu'ils n'étaient pas vraiment des invités. En traversant le site, Loreleil se dit étrangement que tout avait l'air plus petit qu'avant.

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Le chemin pris une bonne dizaine de minute, le temps de passer par les grands couloirs, prendre un ascenseur, laisser passer quelques scientiste et secrétaire pressé… Mais finalement, Vera toqua à la porte de la salle de réunion et la porte s’ouvrit sur une autre femme, en blouse blanche cette fois, tout comme le reste des scientistes de la pièce. Des chercheurs, expérimentateur et amoureux du progrès biologique que pouvait apporter les hybrides.

Cette demoiselle se décala pour laisser entrer Vera et le groupe d’hybride qui étaient devenu un peu plus bavard au fur et à mesure que leur chemin progressait. Les gorilles qui avaient maintenu le groupe à son complet étaient restés en dehors de la salle.

Vera montra aux futurs sujets de teste leur place. Au premier rang tandis que quatre scientistes en blouse blanche encadrait Narcisse Pétrado. La secrétaire s’inclina rapidement devant son patron avant d’aller s’installé dans le font de la salle, sûrement prendre dans notes.

Narcisse s’avança alors d’un pas, l’air sérieux.

- Bonjour et bienvenu au complexe scientiste Pétrado. Comme vous le savez tous, je suis Narcisse Pétrado et vous avez été sélectionné pour faire partit de notre programme de lancement pour un nouveau complément alimentaire visant à favoriser et amélioré la vie des hybrides. Vous avez été choisi car vous avez chacun vos forces et faiblesses. Je vous remercie d’avance pour votre coopération qui fera avancer à coup sur la science et le bien être de vos congénères.

S’en suivit un long discours de présentation. Chaque sujet allait avoir un « docteur » attitré. Un scientiste qui s’occuperait des tests afin qu’une situation de confiance puisse s’établir et ainsi une meilleur communication et soucis lié au traitement. Narcissa s’était imposé pour être celui qui s’occuperait des tests de Lorelei. Elle était de loin la plus intéressante de l’échantillon qu’on lui avait proposé, elle était également la plus complexe et délicate. Pas qu’il ne fasse pas confiance à subordonné, seulement, sa curiosité le poussait à découvrir les moindres petit secret biologique de la créature.

Suite à quoi, Vera reprit son rôle de guide et emmena les hybrides jusqu’à leur dortoir, une salle immense, blanche, munit d’un mur recouvert de casier à cadenas et le reste de la pièce accueillait des lits séparé de simple paravent. C’est ici qu’ils passeraient leurs nuit lorsqu’ils resteraient à au complexe. Vera encouragea les sujets à déposer leurs effets personnels et à se vêtir de vêtements approprié. Des sortes de toge blanche et immaculée t’aillée largement et spécialement pour laisser passer ailes et autre membre qui se serait sentit à l’étroit ainsi qu’une paire d’espadrille plate. Vera aida quelqu’un des hybrides ayant quelques difficultés à nouer leur chemise avant de raccompagner les hybrides dans la salle de réunion où attendait le scientiste.

- Bien, Lorelei, tu vas venir avec moi. Les autres, veillez suivre le scientiste qui vous a été attribué. Déclara Narcisse.

Puis d’un geste de la main, il encouragea Lorelei à se diriger dans un nouveau couloir, également suivit par Vera. Il l’emmenait dans une salle de consultation près de son bureau pour de nouveau examen, une prise de sang et prélèvement de divers échantillon.

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Un peu anxieuse, Loreleil s'était contenté d'observer avec attention les nombreux dédales de couloirs qu'ils franchirent à travers le complexe scientiste, comme si elle cherchait à se souvenir du chemin par cœur … ou qu'elle tentait de reconnaître les lieux. Elle avait bien du mal à s'y retrouver, déjà à l'époque, elle trouvait que tout se ressemblait, ce n'était pas mieux aujourd'hui … tout lui semblait familier sans vraiment l'être. L'odeur de désinfectant en tout cas n'avait pas changé et si elle préférait de loin le parfum d'un jardin fleuri, cette odeur n'était pas sans lui rappeler son ancien maître, alors ce n'était pas si désagréable.


En arrivant dans la salle remplie de scientistes au regard insistant, ses ailes s'étaient un peu plus refermer sur elle, comme pour manifester son désir de se faire toute petite, de se cacher. Assise au milieu de ses camarades à plumes, elle n'avait pas lâché Narcisse du regard un seul instant pendant son discours et le feu lui monta légèrement aux joues lorsqu'il annonça qu'il s'occuperait personnellement d'elle et cela la rassura d'ailleurs un peu. Elle ne gardait pas de très bons souvenirs des autres scientistes qui avaient pu s'occuper d'elle étant enfant, lorsque son maître était forcé de déléguer un peu. Elle se sentait déjà en confiance avec cet homme.

Suivant une fois de plus le mouvement lors d'un autre trajet qui parut interminable, Loreleil se résigna à se changer pour revêtir cette tenue peu flatteuse : ils vivaient dans un cabaret où l'apparence était toujours soignée, alors aucun d'eux n'étaient ravis de se retrouver avec une tenue aussi rudimentaire. La femme qui se nommait Vera l'aida gracieusement à faire passer ses larges ailes dans l'ouverture de la toge qui dévoilait, de ce fait, pas mal son dos - n'étant pas dotée de corsage pour se refermer autour de la base de ses ailes comme ses tenues habituelles. Ainsi, elle ressemblait un peu à ces anges caricaturés que l'on pouvait encore trouver sur quelques illustrations, avec leur toge et leur auréole d'or. Il ne lui manquait que ça et une harpe. Elle avait rangé une partie de ses affaires dans son vestiaire, avait laissé sa valise sur un des lits et s'était efforcée de réajuster ses boucles délicates juste avant qu'on ne les ramène dans la salle de réunion d'où elle repartit avec Narcisse et son assistante jusque dans une salle d'examen privée.

— Monsieur Pétrado, dit-elle d'une voix timide en entrant, je tenais à vous remercier pour vos précieux conseils, je me sens mieux depuis que je suis vos instructions, je ne souffre plus de l'estomac.

C'était peut-être contraire à ce qu'on lui avait appris, de parler sans y avoir été invitée, mais elle tenait vraiment à remercier le scientiste pour l'avoir soulagé de ces maux … le plus grand soulagement restait de ne plus avoir à se forcer à avaler ces horribles bouillies de chair crue qui ne restaient de toute façon pas bien longtemps dans son ventre, en générale, car cela l’écœurait au plus haut point. Attendant à présent patiemment les instructions, elle essayait, par des gestes timides et discrets, d'ajuster sa tenue dans l'espoir de ne pas avoir trop l'air d'un sac … mais cela semblait peine perdue.

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Une fois dans la petite salle d’examen, Vera quitta le duo. En tant que secrétaire, elle n’avait rien à faire dans ces endroits. Son truc à elle, c’était la présentation des lieux, de guider les inconnu dans les dédales de couloirs… sans oublié la tonne de papier dont monsieur Pétrado n’avait pas le temps ni l’envie de s’occuper, ces papiers qui ne concernait pas ses recherches scientifiques…

De ce fait, lorsque Lorelei prit la parole, Narcisse avait le dos tourné et préparait déjà quelques tubes à essai et les tubes pour les prises de sang. Il n’arrêta pas ses gestes pour écouter les mots de la demoiselle. Il pouvait fait ces deux choses à la fois. Et c’est tout aussi concentré sur ce que faisaient ses mains qu’il répondit d’un ton neutre.

- Tu n’as pas à me remercier. Je ne fais que mon travail. Aussi je doute que ton maître te félicite à chaque fois que tu as fini de chanter. De plus, quand nous auront fini tous les tests et les exercices, il se pourrait que tu n’aies plus besoin de ce genre de traitement rudimentaire. Cela pourra te facilité beaucoup plus la vie… La tienne et celle de centaine d’autre hybride dans ton cas. Raconta-t-il.

Les préparatifs terminé, il se retourna pour s’approcher de l’hybride oiseau, la toisant sans juger. Même s’il ne pouvait nier que sens les vêtements du cabaret, elle perdait de ce charme sensuel que Solomon semblait vouloir donner à tous ses petits oisillons. Cependant, elle avait gagné en apparente pureté. Cela ne perturba pas Narcissa qui invita Lorelei à s’installer sur le fauteuil médical.

- Je vais avoir besoin de beaucoup d’échantillon aujourd’hui. D’abord, je vais prendre un peu de ton sang, un petit morceau de ta peau et de salive, une mèche de cheveux et…une de tes plumes. Pour la plume, je peux te laisser faire ou bien la couper à la base si cela te parait trop douloureux. Expliqua-t-il.

Il attendit que la créature se soit installée dans le fauteuil pour lui placer le garrot de façon professionnelle.

- Cela va sûrement te paraitre désagréable, je te conseil de regarder ailleurs et de penser aux choses que tu apprécies, tu peux m’en faire part si tu le désire cela aide à passer le temps. Aussi, comme tu fais de l’anémie, je ne vais que te prendre un petit tube pour ne pas trop t’affaiblir. Continua le scientiste tout en préparant calmement son aiguille.

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C'était certain que les éloges se faisaient rares, du moins, de plus en plus à mesure que le temps passait. En effet, dans les débuts, Solomon se montrait très admiratif du joli oiseau chanteur qu'elle était, surtout lorsqu'il tentait encore de l'acheter à son ancien maître. Mais plus le temps passait, plus il lui trouvait des défauts et tous ses efforts étaient de moins en moins remarqué. Mais la situation restait très différente, elle se contentait de chanter et si cela pouvait contribuer à améliorer l'humeur de quelqu'un, c'était loin de sauver des vies et en plus : elle n'était qu'une hybride, elle.

Les prunelles dorés de la fragile hybride aux cheveux flamboyants semblèrent s'illuminer lorsque le scientiste lui assura qu'il pourrait très certainement améliorer définitivement son état au terme des expériences qu'il commençait à mener avec son concours. Elle n'y croyait pas vraiment, non par manque de considération envers les capacités de l'homme, mais surtout parce qu'elle se considérait comme un cas désespéré … malgré tout, la perspective de ne plus être malade et de se sentir enfin en pleine forme à longueur de journée la réjouissait.

— Ce serait formidable.

Et il serait bien naïf de croire que la seule chose qui la réjouissait là-dedans était d'enfin pouvoir mieux travailler, que ce soit dans ses tâches ménagère quotidienne ou pour ses show. Non, elle se figurait qu'avec plus d'énergie, elle pourrait certainement prendre son envol beaucoup plus facilement.


Mettant un instant ses rêveries de côté, elle écouta attentivement le programme que lui récita le scientiste et elle ne parut étrangement pas répugnée à l'idée de donner de sa chair et de son sang. La vue de l’hémoglobine ne l'avait jamais dérangé – tant qu'elle n'était pas obligé de l'ingérer. Elle se demandait tout de même si elle allait avoir mal pour le prélèvement de peau, elle allait devoir demander que cela se fasse sur une zone de son corps qui ne risquait pas de la gêner dans son travail : une zone qui ne serait pas inconfortable, mais surtout, qui ne se verrait pas avec sa tenue de spectacle.

Elle se laissa manipuler de façon particulièrement docile, observant les gestes experts du scientiste sans la moindre crainte. Une fois encore, elle fut assez touchée par sa prévenance, même si elle se doutait qu'il voulait préserver son calme pour facilité les examens dans son intérêt de scientiste avant tout. C'est sans la moindre grimace que le regard de l'hybride passa du visage sérieux du scientiste à l'aiguille qu'il venait de décapuchonner, là encore, cela lui rappelait son enfance avec son ancien maître … elle en avait vu d'autre.

— Je ne crains ni les aiguilles, ni le sang … ça ira.

En plus d'être une patiente particulièrement peu contrariante, Loreleil avait l'avantage d'avoir une peau particulièrement clair qui laissait facilement voir ses veines à l'intérieur de son bras, ce qui facilitait encore plus les choses.

— Je n'ai pas vraiment l'habitude de parler de moi … ajouta-t-elle alors qu'il tâtait ses veines, mais ce que j'aime le plus, c'est chanter et lire … je crois. J'ai une préférence pour les livres de l'ancien monde, je ne l'ai pas connu, alors j'ai un peu de mal à imaginer comment c'était avant. Est-ce que vous aimez lire, Monsieur Pétrado ?

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Narcisse avait été attentif à chacune des réactions de la demoiselle. Si elle avait été agité, il aurait été obligé de la sanglée. Les ceintures de sécurité avaient été retirées du fauteuil, mais elles pouvaient facilement être réinstallées.

Et même si elle lui assurait ne pas être effrayée, le scientiste préférait être prudent. Les chiens les plus agressifs n’étaient pas ceux qui mordaient le plus souvent.

Un petit coton imbibé d’alcool passé dans le creux du coup de la demoiselle plus tard, l’aiguille se glissa lentement à l’intérieur de la veine, laissant le tube s’emplir lentement. D’une oreille distraite, il avait tout de même écouté la créature, il leva une fraction de seconde son regard de son travail pour observer la jeune femme qui lui posait une question assez personnel.

Il prit une seconde à regarder le sang glisser dans la seringue avant de répondre. Il n’avait pas à être aussi formel que face à la noblesse, il n’avait pas non plus à être aussi détaché qu’avec ses subalternes.

- J’aime lire, en effet. Je préfère la fiction, des polars. Cela me change des encyclopédies d’anatomies. Cependant, je lis moins que ce que j’aimerais. L’oisiveté est faite pour les gens qui sont désintéressé par tout et qui ont trop de temps à tuer pour chercher des activités convenables. Raconta-t-il avant de doucement, retirer l’aiguille tout en appuyant sur la petite plaie un simple coton.

- Appuie sur le coton pendant une petite minute ça arrêtera le saignement. Expliqua le scientiste.

Il attendit que Lorelei reprenne le relais sur son propre bras avant de mettre le sang prélevé dans différent tubes qui servirait à différentes analyses. Il revint avec un coton-tige et son tube de prélèvement. Alors il lui demanda d’ouvrir la bouche pour pouvoir récupérer un échantillon de salive. Silencieusement cette fois.

La fois d’après, il revint avec un étrange couteau plat.

- Cela ne te blessera pas, c’est seulement pour racler un peu de peau, cela va juste la laisser rouge pendant quelques minutes. Avec délicatesse mais une certaine volonté, il attrapait le bras encore intact de l’hybride afin d’appliquer exactement ce qu’il venait d’expliquer.

Après cela, il ne lui resterait plus que la mèche de cheveux et la plume à récupérer et les tests pourraient commencer. Cela intéressait d’autant plus le scientiste qu’il avait sûrement choisit le spécimen le plus prometteur et intéressant.

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La jeune hybride ne put s'empêcher de scruter avec attention les gestes du scientiste, ne lâchant pas un instant l'aiguille des yeux lorsqu'elle perça sa peau pour pénétrer une de ses veines. Le léger pincement qu'elle ressenti ne la dégoûta pas plus que voir son sang remplir la fiole de la seringue et elle ressentit même un étrange plaisir qui dilata très légèrement ses pupilles. Elle venait de se rendre compte que certaines douleurs n'étaient pas si désagréables …

Elle releva finalement les yeux vers le scientiste et constata avec ravissement qu'il acceptait de prendre part à la conversation sans chercher à la remettre à sa place – bien que sa réflexion sur l'oisiveté puisse paraître tel quel. Elle pressa assez fermement le coton contre sa micro plaie lorsqu'il lui demanda, peut-être un peu plus que nécessaire, car elle aimait le picotement que cela lui procurait. Elle resta tout aussi docile lorsqu'il du prélever sa salive et observa avec grand intérêt l'instrument qu'il apporta ensuite dans le but de lui prendre un peu de peau. Il la rassura en lui disant qu'il allait se contenter de racler juste un peu la couche supérieur de sa peau, chassant l'idée qu'elle s'était faite de se retrouver avec un gros bout de bidoche en moins. Elle se contenta de hocher la tête et de l'observer en silence comme peu de gens auraient osé le faire sans tirer au cœur. Mais Loreleil était curieuse, presque fascinée. La encore, elle ne semblait pas vraiment passer un moment si désagréable.


Comme il mettait cet échantillon de côté, la rousse compris qu'il était temps de lui donner une de ses plumes. Elle leva légèrement une de ses ailes et passa doucement ses doigts sur les plumes intérieurs jusqu'à en trouver une qui n'avait plus trop de résistance, étant sûrement sur le point de tomber. Elle l'attrapa et tira d'un coup sec, ne sentant qu'un bref pincement. La plume aux reflets cuivrés était à peu près grande comme le majeur, elle la tendit au scientiste.

Est-ce que ça va suffire ? Puis, elle passa ses mains dans ses cheveux, un peu gênée. Il vous faudra une grosse mèche de cheveux ? Est-ce que vous pourriez la prendre au niveau de la nuque, s'il vous plait ?

Elle ne voulait pas voir sa coupe dévastée, alors autant prendre ce dont il avait besoin dans une zone discrète. D'ailleurs, elle avait avait repoussé ses cheveux sur le côté pour facilité d'accès à ses mèches de dessous, dévoilant les quelques plumes qui parsemait sa nuque à la naissance de son cuir chevelu. Pour le coup, elle n'irait pas s'aventurer à lui faire don d'une de ces plumes en l'arrachant, car elle était très sensible à cet endroit, autant qu'en bas du dos où elle avait également quelques plumes, peut-être un vestige de ce qui aurait dû être une queue.

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Narcisse, bien qu’il soit concentré sur ses récupération d’échantillon n’avait pas loupé les yeux ambre de la jeune hybrides qui ne cessaient d’observer le mouvement de ses doigts tandis qu’il récupérait des petits bout de son corps.

C’était assez étonnant, et ce n’était pas dû au fait qu’elle fut une hybride. Tout être vivant aurait sûrement rechigné ou bien effectuer quelques mouvements de recule… Et cela pour les plus calmes d’entre eux. Que Lorelei l’observe avance tant d’intérêt était tout aussi intéressant que toutes les trouvailles qu’ils feraient surement en étudiant son ADN.

Bien rapidement, ce fut au tour du scientiste d’observer avec attention les gestes uniques de l’hybride se retirant une de ses plumes. Même si le mouvement n’avait pas été très long, Narcisse n’avait pas pu en détacher ses yeux. Les plumes étaient belle, luisante sous la lumière vive et artificielle, le couleur était tout aussi attirante. Scientifiquement parlant…

Il sort de son trouble une seconde après que la femme-oiseau lui ait tendu ce morceau d’elle. Assez rapidement, il récupère une petite boite de verre pour que la jeune femme puisse la déposer à l’intérieur.

Le dos tourné le temps de refermé le bocal, l’homme se retourna de nouveau pour voir la jeune femme lui présenter sa nuque et les cheveux qu’il avait le droit de prélevé. Par habitude, le scientiste après préparer une larme de bistouri pour découper au mieux.

- Je ne prendrais rien qui puisse ruiner ton apparence. Tu es dans un centre de recherche, pas dans un asile. Une petite dizaine de tes cheveux sera suffisant. Commença-t-il.

Puis il arrêta de parler, concentré sur ce que ses yeux, surmonté de lunette, avait devant eux.

- Superbe… souffla-t-il une fois qu’il se fut assez approcher pour y voir les petites plumes duveteuses qu’elles possédaient à la base de la nuque.

Curieux, il laissa deux de ses doigts frôler cette zone recouverte si particulièrement. Le contact chaud de ces plumes lui fit l’effet d’une petite décharge électrique, la ramenant de nouveau dans le présent. Reprenant une allure neutre, il se contenta de couper la petite mèche qu’il venait de choisir.

Il fit doucement un pas en arrière, à contrecœur. Il aurait tout le temps de l’étudier plus tard et ne devait pas faire plus attendre ses analyses.

Une fois la mèche mise dans un sachet refermable, Narcisse revint auprès de Loreleil, un petit gobelet d’eau sucrée dans les mains.

- Comment te sens-tu après la prise de sang ? A tu la nausée ? Des vertiges ? Vague de fatigue ? Questionna finalement le brun en récupérant un carnet et un stylo prêt à noter tout résultat. Si elle ne sentait pas bien, elle aurait le droit à un nouveau check-up, tension, rythme cardiaque, avant qu’elle ne soit ramenée dans le dortoir.

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Ouf, elle n'allait pas se retrouver avec une coupe d’iroquois ! Bon, elle n'avait jamais réellement songé qu'il puisse lui faire un coup pareil – et ce serait encore son patron le plus mécontent. Elle eut un sourire timide lorsqu'il lui promis de ne rien faire pouvant « ruiner son apparence » et s'empourpra lorsqu'il sembla s'extasier sur les quelques plumes qui épousaient la naissance de ses cheveux. Pour elle, il était évident que chaque partie de son corps était d'une banalité affligeante, même si pas mal de personne s'était déjà ravi de son apparence qui était plutôt harmonieuse. Elle n'esquissa plus le moindre geste, se figeant même parfaitement le temps que le scientiste examine sommairement sa nuque en réprimant le léger frisson qui lui parcouru l'échine. Elle détourna ensuite timidement les yeux le temps qu'il fasse le prélèvement de quelques cheveux, n'osant relever les yeux vers lui que lorsqu'il lui tourna le dos pour ranger tous ses prélèvements.

Comme elle se faisait timide, ses ailes s'étaient légèrement refermées sur elle et c'est d'un geste réservé qu'elle accepta le gobelet d'eau sucré qu'il lui apporta. Elle en but une gorgé, elle avait toujours apprécié le sucré, d'où sa préférence pour les fruits. Elle prit le temps de réfléchir à la question du scientiste lorsqu'il s'enquit de son état et secoua finalement doucement la tête en signe de dénégation.

— Je crois que ça va. Dit-elle, mais elle tenta de se lever doucement pour en être certaine. Après un instant, elle adressa un sourire rassurant au scientiste. Oui, ça va aller.

Toujours aussi fatiguée, ses jambes étaient peut-être un peu engourdies mais elle était certaine qu'elle pourrait bien traverser quelques couloirs. Elle ne voulait pas jouer les fragiles – bien qu'elle le soit, il fallait bien l'avouer – et elle ne voulait surtout pas entraver le programme sur scientiste. Elle jeta un bref coup d’œil sur le carnet qu'il tenait, plus pour montrer qu'elle l'avait remarqué plutôt que par indiscrétion.

— Est-ce que vous pensez … que j'ai une chance de voler un jour ? Chez mon ancien maître, j'ai eu l'occasion de lire quelques livres d’ornithologie et j'ai toujours pensé que ma morphologie m'en empêcherait … mais peut-être que si j'étais un peu plus forte …

Elle se disait qu'avec toutes les notes qu'il avait déjà prises sur elle, peut-être avait-il déjà une idée là-dessus. Après, ses ailes étaient peut-être assez grandes et larges pour lui permettre au moins de planer si elle sautait d'assez haut … et si il y avait assez de vent …

En tout cas, elle était prête à le suivre et à suivre ses directives.

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Le scientifique nota quelques mots sur son carnet. « Assure : ok | Mais pâle. » Aussi, il n'était pas bien convaincue qu'elle puisse marcher la centaine de mettre qui la séparait du dortoir. Narcisse allait lui conseiller de terminer son verre et de prendre cinq minutes pour que le sucre puisse entrer dans son organisme et lui redonner un peu d'énergie. Mais voilà qu'elle lui parlait à nouveau. Ho cela ne le dérangeait pas. Parler avec les hybrides était toujours très instructifs -et il pensait là de leur état de sensé, pas de leur problème de position dans la société où le genre de chose qui pouvait intéresser ces dégénérés d'adepte d'une déesse chimérique et imaginaire-.

Aussi, la surprise se peint sur ses traits lorsqu'il comprit que la femme-oiseau en face de lui était plus érudite qu'il ne l'avait cru au premier abord. Elle savait donc lire -mais ça il l'avait su lorsqu'elle lui avait avoué aimer la lecture- ce qui était déjà assez impressionnant pour une hybride vivant dans un cabaret. Mais ce qui l'étonnait autant c'était surtout le fait que la créature ait eu assez d'éducation de d'outils culturels et de savoir pour comprendre un livre traitant d'un sujet aussi précis que l'ornithologie et apparemment leur morphologie et capacités.

Décidément, Lorelei l'intéressait de plus en plus et s'il se souvenait de l'avoir déjà croiser au complexe quelques années plus tôt. Il était persuadé que c'était avant qu'il n'en soit le propriétaire. Et puisque l'hybride semblait doué de connaissance spécifique, Narcisse était curieux de connaitre l'identité de son ancien propriétaire. Cependant, le demander de façon aussi abrupte pourrait le fait passer pour un inquisiteur, et il refusait de montrer ce visage à son sujet d'étude. Elle appartenait encore à Solomon et si ce dernier ordonnait à Lorelei de lui décrire la façon dont il était traité, il ne voulait pas que le propriétaire du cabaret n'annule le contrat pour une chose aussi futile.

- Je vois. Annonça-t-il sobrement pour signaler qu'il avait compris la question ainsi que la situation.

D'un geste fluide, il vint remonter ses lunettes rectangulaires qui avaient légèrement glissé sur son nez.

- Pour le vol, la force ne fait pas tout. Il y a l'équilibre ainsi que d'autre facteur, la vitesse du vent, la pression atmosphérique. Je vais être franc, je ne pense pas qu'avec la longueur de tes ailes tu puisses être apte à t'envoler depuis le sol. De plus, tu as eu une aile brisée, cela risque d'être douloureux… Même si c'était il y a un moment et que l'os s'est recalcifié dans le bon angle, il reste fragile.

Le scientiste prit une pause.

- Cependant, je ne peux pas dire qu'il est impossible pour toi de voler. Parce que je dois encore te tester, te faire passer quelques radiographie et en fonction des résultats, d'autres plus pratiques et physique. En attendant, je pense qu'il est plus sage que tu te concentre sur ta santé. C'est essentiel pour réussir à voler. Maintenant termine de boire doucement et prend cinq minutes pour te reposer. Je te ferais reconduire dans le dortoir où le déjeuner sera servi. Annonça finalement l'homme.

Puis il se détourna de la jeune femme pour continuer le traitement de ses échantillonnages, mettant les tubes de sang dans la petite centrifugeuse bruyante tandis qu'il déposait dans un mini frigo les autres échantillons. Il gardait la plume sur le plan de travail pour la suite. Il allait sortir cette dernière de son bocal quand il arrêta son geste et sans tourner la tête demanda simplement.

- Ton ancien maître… était-il vétérinaire ? Questionna finalement Narcisse, trop curieux.

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Même si ce n'était pas du tout son genre de sauter partout en s'esclaffant, on pouvait deviner qu'elle était assez excitée à l'idée de découvrir les tests qu'on allait lui faire subir. Cela pouvait paraître un peu atypique, voir insensé qu'un être puisse être si heureux de jouer les cobayes, mais Loreleil ne le voyait pas vraiment comme ça. Elle se disait que c'était simplement une chance pour elle de faire ses preuves et que si elle se montrait suffisamment satisfaisante, alors elle aurait peut-être une chance de voler un jour. Le scientiste resta parfaitement honnête à ce sujet, pas forcément encourageant, mais pas totalement défaitiste non plus … et malgré ses indications, sa santé n'était déjà plus sa priorité : elle voulait juste faire tout ce qui était en son pouvoir pour réussir à voler et elle se tenait déjà prête à pousser ses limites au maximum … Quand à son aile brisée, peu importe qu'elle soit douloureuse, elle ne laisserait pas cela l'empêcher de réaliser son rêve.

Malgré son excitation, qui ne se manifestait visiblement que par le léger pétillement de ses yeux ambrés et un léger sourire à peine visible sur son visage blême, elle obéi aussi docilement qu'à son habitude et daigna boire son eau sucrée aussi posément qu'elle le pouvait. Elle s'était de nouveau assise en attendant, observant toujours le scientiste avec un peu moins d'insistance. Elle fut plutôt ravie qu'il l'interroge sur son ancien maître, car elle était toujours très contente de parler de lui.

— Non, le Docteur Gale était scientiste, il travaillait ici … c'est lui qui s'est occupée de moi depuis ma naissance, et quand il a pris sa retraite, il m'a emmené avec lui. Expliqua-t-elle, ne se privant pas de fournir des détails, comme elle était très fière d'avoir servi le Docteur Gale et d'avoir même été élevé par ce dernier. Car elle n'avait pas simplement été dressée, elle avait non seulement été élevée, mais éduquée également … car son ancien maître était un homme d'esprit qui aspirait sans doute à ce que ses hybrides de compagnie puis être de bonne conversation.

Dans cet endroit, elle se sentait un peu retombée en enfance. Loreleil avait toujours été assez curieuse, car son ancien maître lui avait appris à l'être, mais il s'avéra que son nouveau et actuel maître n'appréciait pas autant cette valeur, alors elle avait appris à ravaler sa curiosité et à taire ses questions. Mais se retrouver ici … avec un scientiste qui ne semblait pas vraiment rechigner à la discussion avait ravivé son esprit d’antan et alors qu'elle observait la pièce en détail, elle ressentait une envie irrésistible de poser un tas de questions, toutes n'ayant pas forcément un grand intérêt.

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Il n'avait fallu que d'un nom pour Narcisse sache de qui l'hybride parlait. Le Docteur Gale… Ce nom était plutôt connu parmi les scientistes présents au complexe depuis plus d'une dizaine d'année. Cet homme avait contribué à de belle découverte et était aussi sûrement l'un des premiers à considérer comme « humain » les hybrides. Aussi, le propriétaire des locaux ne fut pas surprit de la suite des aveux de la demoiselle. Enfin, pas par les infirmations en elle-même. La surprise restait tout de même sous le fait que Lorelei avoue quelle éducation quelle éducation elle avait reçu.

Narcisse, à contrario de beaucoup de scientiste, ne considérait pas les hybrides comme « plus » stupide que l'humain moyen. Après tout leur ADN était similaire, ils avaient seulement quelques allèles différentes qui leurs donnait membre et facultés en plus. Et cette intelligence et conscience qui les rendait dangereux. Aussi Narcisse défendait discrètement e fait d'instruire ces êtres aux caractéristiques animales.

Pour Lorelei, il semblait trop tard cependant, elle savait lire et écrire, elle semblait capable de réfléchir par elle-même, elle était même assez intelligente pour ne pas chercher à se rebeller. De ce constat, le scientiste décidait de ne pas chercher à brider cet esprit vif et plutôt agréable pour le moment. Narcisse connaissait aussi les dangers de la curiosité et devrait faire attention à ne pas trop dévoiler de ses plans…

Lorsque la jeune hybride parlait de son premier maître, cela se voyait que penser à lui suscitait en elle de bon souvenir, des pensée positive et joyeuses.

- Je me souviens très bien du Docteur Gale. Même si ce n'a été que quelques temps avant sa retraite. C'était un grand homme. Souligna Narcisse tout en reprenant le travail qu'il avait laissé en suspens.

Délicatement, à l'aide d'une longue pince à épiler, l'homme de scient réussit à décrocher quelques élément de la plumes prélever avant de la déposer sur une lame de verre. Une fois placé sous le microscope, l'homme reprit conscience de la présence de Lorelei et laissa ses affaires en attente pour revenir vers sa « patiente »

- Bien Lorelei. Commença-t-il avec assurance avant de remettre correctement ses lunettes qui avait légèrement glissé sur son nez.

- Je vais te raccompagner au dortoir, prend du temps pour te reposer le temps que les prochains tests s'organisent et que je récupère les donner de tes collègues. Déclara-t-il tout en proposant son bras à la créature. Après une prise de temps, il était tout naturel de supporter les patients.

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Un sourire paisible et approbateur apparut sur le visage de l'hybride lorsque le scientiste complimenta son ancien maître. En tant que bien que l'on peut librement posséder, Loreleil n'était pas censée rester aussi attacher à un ancien maître, elle n'était pas censée être encore si touchée sur ce qu'on pouvait dire à son sujet, lors-même que toute critique à l'égard de Solomon, son maître actuel, ne lui faisait ni chaud ni froid. Le fait est qu'elle n'avait jamais vraiment considéré le patron du cabaret comme son maître et qu'elle n'y parviendrait sûrement jamais. Cela pourrait être vu comme contre-nature aux yeux de la plupart des humains, mais Loreleil avait ce sentiment qu'il fallait « mériter la posséder » bien qu'elle n'ait pas réellement la prétention d'être d'une si grande valeur.

Elle observa ensuite patiemment le scientiste faire ses analyses en se demandant si elle serait à la hauteur de ses espérances. Elle n'aura pas la réponse tout de suite, car lorsque le visage indéchiffrable du scientiste se révéla à nouveau à elle, ce fut pour l'inviter à prendre du repos. Comme il lui présentait son bras – une chose qu'aucun humain n'avait daignait faire depuis son ancien maître – elle se leva à nouveau sur ses jambes fragiles, repoussant une de ses ailes en arrière pour pouvoir se mettre au côté du scientiste en acceptant son support.

— Je vous remercie.

Elle le pensa très fort sans oser le dire, mais il lui faisait beaucoup penser à son ancien maître, dans le sens où il était très différent des autres humains dans sa manière de traiter ou de considérer les hybrides. C'est sans un mot de plus qu'elle le suivit jusqu'au dortoir et le silence qui régnait entre eux leur permettait d'entendre les échos des diverses activités du labo. Loreleil crut entendre un rugissement lointain, mais aussi quelques exclamations aiguës qui venaient sûrement de ses collègues qui devaient sûrement être moins dociles qu'elle pour les prélèvements. Elle crut même entendre les bruits sourds caractéristiques des meubles qu'on bouscule juste avant qu'une porte ne s'ouvre à la volée tout prêt d'elle et qu'un de ses collègues hybrides aux plumes de paons ne surgissent en la bousculant brusquement vers Narcisse. Alors qu'elle s'étalait misérablement au sol, le paon tentait de s'enfuir, rapidement rattrapé et maîtrisé par un des énormes hybrides gorilles. Un peu étourdie, elle se redressa pour s'assurer que le scientiste n'avait rien de cassé.

Vous allez bien ? Je suis désolée, les autres n'ont pas l'habitude de tout ça …

En plus de ne pas avoir l'habitude, les paons – qu'elle connaissait en tout cas – étaient du genre « précieux », dans le sens où ils étaient assez prétentieux en plus d'être particulièrement douillets. Ils aimaient pendre soin d'eux, se pavaner, séduire les autres hybrides et s'effarouchaient très vite lorsqu'on portait atteinte à leur intégrité.

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Narcisse aimait l'ordre et le calme. La présence sage de Loreleï était apaisante dans le sens où la camisole n'avait pas été nécessaire et ne le serait certainement pas. En cela, elle lui faisait penser à sa propre hybride, la magnifique créature à la fois humain et papillon, qui vivait sous son toit. Peut-être était pour cela que l'homme de science faisait de son mieux pour ne pas l'effrayer…

Enfin, il eut beau faire attention, il ne put empêcher la furie de les bousculer. Si Loreleï avait fini sur le sol, l'homme avait senti son dos se colle au mur derrière lui tandis qu'il avait perdu l'équilibre et avait fini par glisser au sol, sa paire de lunette bougé de travers sur l'arrête de son nez.

Narcisse ne put que lever son regard pour observer la créature lui demander des nouvelles de son état. Il se redressa d'ailleurs calmement avant de s'occuper de ses lunettes en soupirant de contrariété.

- Je me doutais bien que tous ne seraient pas aussi dociles que toi. J'avais prévenus mes subordonnés mais, certains sont encore jeunes et son assurés que tous les hybrides sont aussi sage que des images.

Après cet aveux sur un ton monocorde, l'homme fit un petit geste à sa compagne, lui intimant de rester à sa place tandis qu'il s'éloignait.

Les deux gorilles tenaient fermement la créature qui ne semblait pas décider à se calmer. Cette agitation pouvait être dangereuse pour le spécimen en lui-même. Beaucoup de créature pouvaient mourir de peur, et Narcisse ne supporterait de devoir expliquer à Solomon qu'un de ses précieux hybrides était « mort de peur » après la première prise de sang.

Alors, sans aucun signe d'hésitation, Narcisse sortit de l'une de ses poche de scientiste une seringue déjà remplit d'un liquide transparent, un puissant tranquillisant. D'un geste vif, il retira le capuchon qui protégeait l'aiguille à l'aide de ses dents, et avec une précision qui n'était que du zèle, piqua l'épaule et laissa le liquide disparaitre dans le corps agité.

Aussitôt, Narcisse s'éloigna d'un pas, remettant avec calme le capuchon de l'aiguille avant de le faire disparaitre dans l'autre poche de sa veste.

Quelques secondes avaient suffi pour que les muscles de l'hybride se détendent, faisant gémir la bête en seul signe de rébellion. La créature n'était plus alors qu'une simple marionnette, un mannequin qui subirait alors sans brocher les examens qu'on exigeant de lui.

Cette histoire réglée, les gorilles firent disparaitre le corps dans la pièce d'où il était sorti. En attendant, Narcisse était revenu prêt de Loreleï, reprenant sa place de guide et de soutient de marche.

- Un travail remplie de surprise, s'il en est. Préféré-t-il déclaré pour dédramatiser la situation et ne pas effrayer sa protégée.

- N'est pas peur pour ton collègue, il n'a reçu qu'un simple tranquillisant, il en avait besoin, il aurait pu se blesser… Souligne-t-il avant de reprendre le chemin.

D'autre pièce étaient pleine d'agitation, mais aucun autre incident ne se produisit pendant la fin du trajet.

Une fois de retour dans le dortoir Narcisse aida la créature à s'installé sur son lit avant de s'y asseoir.

- Puisque tu connais le milieu, le complexe, le milieu Scientiste, pourrais-je te demander de rassurer tes collègues les plus effrayé ? Tu n'es pas obligé d'accepter, mais je suis convaincu que constaté que les choses peuvent se passer calmement serait positif pour tout le monde. Demanda poliment Narcisse sans pour autant prévoir de refus.

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Toujours obéissante, l'hybride resta sagement dans son coin alors que le chef de l'établissement s'approchait du paon farouche. Sans lâcher la scène des yeux, elle s'était appuyée contre le mur pour se relever doucement. Elle était un peu impressionnée par ce qui était en train de se passer devant elle, bien qu'elle comprenne parfaitement la situation, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas assisté à ce genre de scène. Loin d'être horrifiée ou dégoûtée, cela l'avait toujours plutôt fasciné de voir avec quelle vitesse un simple liquide clair comme de l'eau pouvait avoir ce genre d'effet aussi rapidement. Elle voyait son camarade s'effondrer et elle ne pouvait qu'imaginer ce sérum envahir ses veines et engourdir ses muscles en un procédé chimique qui lui échappait.

Lorsque la situation revint à la normale – si l'on puis dire – Narcisse revint auprès d'elle pour reprendre leur marche comme si elle n'avait jamais été interrompue. Il fit à nouveau preuve de prévenance en expliquant la situation à la jeune femme ailée, bien qu'elle l'ait déjà compris. Le fait est, aussi, qu'elle ne s'inquiétait pas vraiment pour ses collègues, car elle n'était pas spécialement proches d'eux. Elle était parmi eux depuis quelques années déjà, pourtant, elle était toujours la petite nouvelle un peu bizarre qui leur avait piqué la vedette … et elle les trouvaient trop superficiels, bien qu'elle soit elle-même plutôt coquette.

Ils arrivèrent enfin dans le dortoir sans plus de péripétie et il l'aida à s'installer confortablement dans son lit, s’asseyant ensuite près d'elle. Il lui demanda alors une bien maigre faveur qu'elle n'aurait su lui refuser. L'estime qu'elle avait pour lui gonflait un peu plus à chaque minute qu'elle passait avec lui, car elle n'avait jamais su résister à l'aura d'une personne aussi intelligente … et elle n'avait eu que très peu d'occasion d'en côtoyer. C'est donc avec le sourire d'une enfant investie d'une importante responsabilité pour la première fois de sa vie qu'elle acquiesça.

Bien sûr, je ferai de mon mieux. Pour être honnête, je pense que le plus difficile pour eux sera de rester accoutré de ces casaques … car ils sont plutôt du genre à apprécier d'être le centre de l'attention en réalité. Je pense que je saurai les rassurer grâce à cela.

Car ses camarades, en plus d'être assez superficiels, n'étaient pas très malins et se laissaient donc assez facilement – manipuler – convaincre, il suffisait de bien utiliser leurs faiblesses, que Loreleil connaissait par cœur.

J'aurais également une faveur à vous demander … Je ne voudrais pas abuser, mais pourrais-je avoir accès à l'extérieur en fin de journée ? Juste une fenêtre ouverte suffirait, mais je me doute que celles de cette pièce ne s'ouvrent pas pour des raisons de sécurité.

Plumeau avait prit l'habitude de rentrer près d'elle pour la nuit et cela la rassurait de le savoir en sécurité pendant les heures sombres. Elle savait qu'il était sûrement en train de voleter dans le coin en attendant un signe d'elle.

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L'homme hocha discrètement la tête de façon satisfaite. Il n'avait pas prévu de refus et n'en n'avait pas eu, tout était pour le mieux. Il émit un très léger sourire à l'espèce de légèreté de son sujet d'étude. Peut-être pourrait-il permettre à ses cobayes de porter leurs vêtements une fois revenus de leurs examens ? Peut-être l'autoriserait-il pour les plus dociles, ce qui pourrait autoriser les moins calmes à suivre les règles ? C'était une idée.

Sans s'en rendre compte, il avait haussé un de ses sourcils lorsque Loreleï, lui fit mention d'n retour de faveur. La créature était bien téméraire, généralement, on évitait de lui demander ce genre d'attention, car Narcisse n'était pas du genre à accorer quoi que ce fut tant que cela était non mérité.

Il écouta la requête avec attention et prit le temps d'y réfléchir quelques secondes après que l'hybride le lui ait proposé.

- Tu comprendras que te laisser seule à l'extérieur, et sans surveillance adéquat est complètement en dehors du protocole… Et même si c'est moi qui ai créé ces lois, je ne peux délibérément les transgresser. Commença-t-il sur un ton solennel et grave.

- Mais peut être qu'en m'expliquant l'origine de ta requête, je serais plus en mesure de trouver les failles de mon règlement… Souffla-t-il en dernière phrase, comme récupéré la créature de la profonde déception.

Honnêtement, Narcisse était suspicieux après cette demande un peu trop abrupte. Demander de sortir… cela ne lui semblait pas totalement aberrant pour un hybride oiseau, sûrement dépendant de près ou de loin des rayons solaires et lunaires. Mais de ce qu'il avait tout comprit, la jeune créature ne savait et ne pouvait voler. Quel était son intérêt à vouloir aller en extérieur ? Le scientiste voyait cela d'un mauvais œil, mais avait préféré demander des explications pour être capable de juger de façon plus juste le comportement de sa nouvelle protégée.

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Les yeux ambrés de la rouquine ailée ne cessaient de refléter cette sorte d'admiration respectueuse chaque fois que le scientiste s'adressait à elle. Si les hybrides pouvaient être considérés comme précieux, il était bien rare que l'on s'adresse à eux comme à de véritables personnes douées d’intelligence … et c'est ce que faisait Narcisse Pétrado. Il se donna même la peine de chercher à mieux comprendre la requête de l'hybride, là où beaucoup se serait contenté de la remettre à sa place d'animal dépourvu de droit.

Elle détourna les yeux et rougit un peu.


Non, je … Je ne demandais pas à rester seule sans surveillance … ça ne me dérange pas que quelqu'un reste avec moi. C'est juste que … c'est … Elle cherchait ses mots, sa requête lui semblait soudainement juvénile. C'est un peu stupide mais … Je voudrais juste récupérer mon plumeau.

Un silence flotta pendant lequel elle se rendit compte de ce qu'elle venait de dire. Elle reporta aussitôt son regard sur le scientiste, craignant qu'il ne la prenne pour une folle, ou pire, qu'il pense qu'elle se moquait ouvertement de lui.

Je veux dire, mon petit oiseau. C'était pire, ça, non ? Enfin, mon rossignol … En général il rentre à l'intérieur pour la nuit … Je ne sais pas s'il voudra rentrer ici, ou même si vous l'autorisez, mais j'aimerais juste le voir avant que la nuit tombe … Elle poussa un soupir résigné. Oui, c'est complètement stupide … Veuillez m'excuser, je n'aurais pas dû faire une telle requête …..

Instinctivement, comme à chaque fois qu'elle était gênée ou qu'elle avait peur, ses ailes se refermèrent un peu plus sur ses épaules et elle se serait sûrement complètement cachée dedans si elle ne craignait pas d'avoir l'air encore plus bizarre.

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Attentif, Narcisse regard les lèvres de l'hybride se mouvoir tandis qu'elle lui donne rapidement une réponse à sa question.

Un plumeau ?

C'était inédit. Un plumeau… Voilà que le scientiste imaginait un plumeau à poussière arriver sur des petites jambes et toquer au carreau. Quel drôle d'idée. Les sourcils du brun s'étaient froncé sus de telle bêtise mais voilà que Loreleï semblait chercher à se rattraper.

Le plumeau, dans l'esprit de Narcisse avait maintenant des ailes avant de se métamorphoser en rossignole. La logique des propos du cobaye était enfin arrivée et les traits de l'homme se détendre le rajeunissant de quelques années instantanément.

- Si j'ai bien tout comprit, tu as un animal de compagnie qui est un rossignole… Tu voudrais le faire rentrer pour la nuit … c'est cela ? Questionna-t-il en retour voulant confirmation de ses déductions.

Le compagnon de la jeune hybride ne serait pas autorisé à entrer et dormir dans la même pièce que cette dernière, néanmoins, il pourrait faire venir la créature jusqu'à son bureau pour qu'elle profite de quelques minutes avec son petit protéger. Puisque Loreleï et ses compères n''appartenait pas au complexe, Narcisse ne souhaitait pas que ces derniers considèrent l'endroit comme une prison. Et même s'il était certain que Solomon trouverait à redire à ses méthodes et protocoles, il préférait que ses sujets de teste lui donne le moins de grain à moudre possible.

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Bon, elle avait échappé de peu de passer pour une espèce de folle. Ou pas. Ça restait fou de tenir autant à dormir aux côtés d'un oiseau qui vivait pourtant à l'extérieur le reste du temps. Mais Plumeau été malin, même sans parler de sentiment ou d'attachement – même si Loreleil était convaincue qu'il s'agissait bien de cela – l'animal avait bien compris que la nuit était dangereuse et qu'il était bien plus en sécurité et au chaud à l'intérieur. Bien sûr, il lui arrivait encore de passer des nuits dehors – à bourlinguer comme on dit – mais le confort d'une chambre était bien enviable face à une simple branche d'arbre qui vous laisse à l’affût des chats et autres rapaces.

Oui … enfin, si ce n'est pas possible, ce que je comprendrais, j'aimerais le voir juste … quelques minutes. Ou une seule minute. … Je l'avoue, ça serait plus pour moi que pour lui.

Ben oui, Plumeau c'était un peu son doudou même si elle ne dormait pas en le gardant dans ses bras. Cela la rassurait simplement de pouvoir caresser ses plumes toutes douces et d'écouter ses gazouillis avant de dormir. Elle le considérait un peu comme le dernier membre de sa famille encore en vie.

Mais je … ne ferais pas d'histoire si rien de tout cela n'est possible. Préféra-t-elle tout de même assurer … parce qu'elle devait bien se douter que le scientifique devait crainte une sorte de crise d'hystérie le soir venu et elle ne voulait pas qu'il se sente obligé à cause de ça, elle ne voulait pas l'embêter. Mais, même sans crise d'hystérie, elle sentait bien qu'elle ne serait pas très à l'aise cette nuit sans son Plumeau.

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L'animal sauvage devait être assez important que la demoiselle pour que cette dernière insiste sur le fait qu'elle aurait aimé le rencontrer dans la journée. Il n'y avait aucunement besoin d'être un géni pour constater ce fait.

Alors qu'elle lui confirme que ce que Narcisse avait déjà conclu, ce dernier se passe lisse un bouc imaginaire tandis qu'il réfléchit à la situation. S'il était du genre à punir les écarts de certains sujets, il faisait de temps en temps preuve d'une certaine clémence.

- Je ne peux pas le faire entrer dans ce dortoir. Le protocole est assez rigoureux et faire entrer un animal en contact avec votre lieux de repos risquerait de compromettre les réussites de nos recherches. Commença-t-il sérieusement.

A nouveau, il caressa un bouc qui n'existait pas sur son visage qui semblait imberbe.

- Cependant, il est possible que tu vois ton oiseau quelques instants… par la fenêtre de mon bureau. C'est le mieux que je puisse autoriser sans prendre le risque de biaiser nos recherches. J'espère que tu comprendras. Déclara-t-il sur un ton qui se voulait compréhensif.

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Devant la première partie du discours du scientiste qui ressemblait clairement à un refus, l'hybride avait arboré une petite mine déçue mais compréhensive. Elle savait que c'était déjà un terrible affront de sa part d'avoir osé demander une telle faveur, elle comprenait très bien qu'ils avaient autre chose à faire que de répondre aux moindres désirs de leurs sujets. Cependant, le refus ne fut finalement pas total et elle en était la première étonnée.

Oh, oui, bien sûr, merci, merci beaucoup !

La gratitude se lisait dans ses yeux ambrés et son sourire radieux ; pourtant elle aurait voulu en faire beaucoup plus. Enfin, elle savait ce qu'il lui restait à faire : accomplir avec brio la mission qu'il lui avait confié. Elle qui n'avait jamais eu l'âme d'une dominatrice et don le leadership était parfaitement déplorable – même au seins d'une petite communauté d'hybride – avait décidé de calmer ces snobs de paons par tous les moyens ! Le meilleur serait certainement la ruse et heureusement, elle les connaissait assez bien pour jouer là-dessus. Mais si ils avaient besoin de baffes, ils en auraient.

A plus tard, et encore merci … Je vais faire tout mon possible pour rassurer les autres.

C'est qu'il avait sûrement beaucoup de choses à faire et elle le retenait là avec ses caprices depuis tout à l'heure ! Les hybrides avaient beau être des esclaves, il n'empêche qu'ils étaient bien plus efficaces dans leur travail quand ils étaient heureux. Et Loreleil, sans parler du bonheur parfait, était très reconnaissante. Et plutôt contente, finalement.

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L'agréable surprise d'un compromis avait été nettement visible sur les traits de la demoiselle aux longues ailes. Il hocha la tête lorsque Loreleï lui assura qu'elle ferait de son mieux pour convaincre les autres. Il était satisfait de son sujet d'études, même plus que satisfait.

Le scientiste finit par annoncer sobrement son départ tandis qu'un groupe d'hybride paon revenait dans la pièce, escorter par d'autres hybrides plus imposant.

Quelques temps plus tard, le reste des sujet de teste étaient de retour au dortoir, les derniers étant accompagné d'infirmière qui apportaient les plateaux repas. Il s'agissait principalement de légumes et de fruits. Lorelei avait un régime spécial composé de ce que Narcisse lui avait prescrit lors de sa visite chez Solomon. Ajouté à cela, deux comprimés orange. L'infirmière assura alors à la jeune demoiselle qu'il s'agissait de comprimé de vitamine et de fer à avaler pendant le repas. L'eau pure était à volonté.

Une fois les repas distribué, les hybrides furent laissé entre eux, une sorte de pause déjeuner bien mériter. Les créatures pourraient également faire une sieste s'ils le désiraient après leur repas.

Pendant ce temps, Narcisse analysai les résultats des analyse faites sur les sujets. Il y avait des points communs et le même genre de carences chez certains spécimens. Concentrer dans ses recherche, le scientiste ne releva la tête que pour apercevoir l'heure tardive. Il s'était passé cinq bonnes heures entre le moment où il s'était mis à travailler et cet instant où la fatigue commençait à lui tomber dessus. Sans attendre, il demanda à sa secrétaire de lui préparer un bon café corsé tandis qu'il dépêchait une infirmière pour aller lui chercher Lorelei.

Son café était arrivé le premier et il touillait distraitement la petite dose de sucre qu'il y avait ajouté tout en attendant la créature qui lui serait sûrement une précieuse alliée.

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Le regard ambré du rossignol suivit le scientiste jusqu'à ce qu'il passe la porte, ne se départant pas de son sourire apaisé pour autant. Dans un premier temps, elle ne sembla pas voir ses camarades qui étaient en train d'arriver au compte goutte dans le dortoir et son air rêveur ne cachait étrangement aucune pensée particulière. Ce n'est qu'après une longue minute qu'elle revint finalement à elle sous les plaintes stridentes d'une hybride paon qui ne pouvait s'empêcher de gratter frénétiquement le pansement que l'on avait appliqué au creux de son bras après une prise de sang. Elle semblait scandalisée, mais Loreleil la connaissait suffisamment pour savoir que celle-là se formalisait d'un rien.

Calme et soucieuse de respecter sa promesse, elle s'était levée pour s'approcher doucement de sa camarade. Bien qu'elle ne soit particulièrement proche d'aucun d'entre-eux, elle se dit que ce genre de situation était propice à un rapprochement, ou du moins à un soutien. D'un geste bienveillant, elle lui prit doucement la main pour l'arrêter.

N'y touche plus, ou ça te grattera encore plus. Tu pourras l'enlever dans une heure.

Vu le regard qu'elle venait de lui lancer, il semblerait qu'elles ne soient effectivement pas assez proche pour qu'elle se permette quelque chose d'aussi familier. Elle lui lâcha alors la main avec un air un peu gêné, mais sa camarade sembla malgré tout écouter son conseil puisqu'elle préféra occuper sa main à entortiller ses cheveux plutôt qu'à se gratter. Lorsque quelques autres collègues furent de retour, elle leur proposa de répéter un de leur numéro à venir pour essayer de passer le temps – et surtout, pour éviter de les laisser penser aux piqûres passées et à venir – et l'idée sembla plutôt efficace après une petite dose de mauvaise foi.

Au moment du repas, l'ambiance semblait un peu plus détendu … ses collègues ne pouvaient toujours pas s'empêcher de se plaindre, mais leur ton était bien moins dramatique … En fait, ils avaient eu vite fait de dériver cela à la compétition, comme ils le faisaient avec presque tout et ils débattaient à présent pour savoir quel scientiste leur avait fait le plus mal. De son côté, Loreleil n'avait clairement pas à se plaindre et elle avait accepté d'avaler ses cachets sans broncher, bien qu'ils soient plutôt difficiles à avaler même avec une bonne rasade d'eau fraîche.. Après le repas, le petit rossignol fragile ne rejeta pas l'idée d'une courte sieste.

Elle fut réveillée par le personnel de recherche qui avait quelques activités de groupe à leur proposer, sans doute pour observer leur comportement social. L'esprit de compétition ressorti très vite et très clairement, Loreleil se faisant toujours beaucoup plus discrète. Elle avait l'habitude de vivre dans ce rapport de dominant-dominé au cabaret, cela ne la dérangeait pas de faire partie de la seconde catégorie. Ces « jeux » avait au moins eu l'intérêt de l'aider à convaincre ses camarades de prendre tout cela comme un nouveau challenge. Elle était certaine qu'ils feraient alors de leur mieux pour obtenir de bons résultats, cela allait donc les obliger à avoir un comportement irréprochable. Pas sûr que cela ne se retourne pas contre eux un jour ou l'autre qu'une de ces créatures jugeraient que ses résultats n'étaient pas assez bons …

Il n'y eu pas d'incident notable si ce n'est un de ses camarades qui s'était malencontreusement coupé le doigt à la fin d'un exercice. Elle se surprit à nouveau à ne pouvoir détacher son regard du fluide écarlate qui s'écoulait de la plaie … ce n'était pas une pensée conventionnelle, mais elle trouvait de plus en plus que cette couleur avait quelque chose qu'elle aurait jugé de « pure » et de fascinant.


Un peu plus tard, une infirmière vint la chercher pour la conduire jusqu'au bureau du Docteur Pétrado, une chose qu'elle accueillit avec grand plaisir, car elle savait que c'était le moment pour elle de voir Plumeau … revoir le Docteur lui-même ne lui était pas désagréable non plus. Une fois dans le bureau du scientiste, elle attendit d'être seule avec lui pour se permettre de parler.

— Je pense que mes camarades commencent à être dans de meilleurs conditions … Je suppose qu'il suffira d'entretenir leur instinct de compétition.

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L'infirmière lui avait rapidement et docilement apporté la jeune hybride. Silencieux, il lui avait fait signe de s'avancer lorsque sa subalterne avait ouvert la porte.

Assit dans son fauteuil confortable, Narcisse regardait par-dessus ses lunettes la demoiselle lui faire son rapport. Elle était assez professionnelle pour lui faire son compte rendu sans qu'il n'ait à le lui demander.

Avant de répondre, il laissa un instant de suspens dans la conversation, prenant le temps de laisser couler dans sa gorge une longue gorgée du liquide noir et amer que lui faisait sa secrétaire. Rien de tel pour réveiller un homme qu'un café et un sucre.

- Merci pour ces informations. Je te prie de continuer sur cette voix. N'hésite pas à demander à me voir si tu constates des anomalies dans leur comportement. Conclu de scientiste avant de se lever de son siège, déposant doucement son café sur son bureau replie de papier et de carnet de notes.

Il espérait que son compromit avec Lorelei saurait porter ses fruit et qu'il pourrait être possible d'anticiper quelque mauvais comportement et habitude chez ses sujet difficilement acquis.

- Comme promit… Je te laisse l'occasion d'appeler ton oiseau… Affirme-t-il en ouvrant la simple fenêtre qui trônait entre deux étagères en fer.

Un léger courant d'air avait soulevé quelques documents, mais rien qui ne soit inquiétant pour l'homme. Narcisse était finalement retourné s'asseoir calmement, reposant son regard clair sur son agent double. Silencieusement, il attendait de voir ce que comptait faire la demoiselle, et quelle tête aurait l'oiseau qu'elle prétendait avoir apprivoisé.

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Un sourire emprunt de respect étira ses lèvres lorsqu'il la remercia, car il était rare que l'on témoigne la moindre espèce de gratitude aux créatures comme elle et elle se sentait particulièrement privilégiée d'être chargée d'une telle mission. Elle acquiesça donc d'un simple signe de tête, ses grandes ailes aux nuances cuivrées s'ouvrant légèrement comme parcourues d'un spasme avant de retomber en cape sur ses épaules. Finalement, le cadre froid, artificiel et aseptisé des établissements comme celui-ci valait peut-être bien la peine d'être supporté si c'était pour recevoir une si rare considération.

Acquiesçant de nouveau lorsqu'il l'invita à prendre contact avec son petit camarade à plume, elle s'était approché de la fenêtre sans précipitation afin de ne pas se montrer ingrate et une fois arrivée devant, elle commença à siffler un air court et guilleret qui appelait à être complété. Après quelques secondes de flottement, un chant d'oiseau vint lui répondre et après un nouvel échange, elle tendit la main et le petit rossignol roux, avec sa plume rebelle sur la tête, vint se poser sur le doigt de l'hybride qui lui caressa doucement le ventre de son autre index. Ils échangèrent un instant quelques chants sifflés qui semblaient à mi-chemin entre la conversation et le jeu de rythme et puis elle posa finalement son regard ambré sur le scientiste.


— Je vous remercie infiniment pour cette faveur. Et le petit oiseau battit légèrement des ailes en piaillant quelque chose qui sembla faire rire la jeune femme ailée. Nous vous remercions tous les deux. Ce faisant, les ailes de la jeune femme s'ouvraient parfois légèrement lorsque la brise soufflait dessus, comme si le réflexe de prendre son envole au gré du vent était bien encré en elle.

— Souhaitez-vous le voir de plus près ? Proposa elle en tendant légèrement la main sur laquelle était posé Plumeau vers le scientiste.

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Sans se cacher, le scientifique avait observé la scène avec la plus grande des attentions. Le chant de la jeune femme, l'oiseau qui lui avait répondu sur le même ton. Leur jeu d'échange. Rien ne semblait échapper au regard spectateur de l'homme qui avait su s'effacer pendant les tendres retrouvailles. Si certains auraient trouvé attendrissant ces cajoleries, Narcisse voyait là un moyen de garder une certaine emprise sur la jeune femme.

Narcisse observa également les ailes réagir au léger courant d'air créé par l'ouverture de la fenêtre. C'était une réaction intéressante. Il faudrait qu'il l'observer battre des ailes le lendemain…

Il redressa la tête, conscient que la demoiselle c'était adressé à lui.

L'homme aurait pu lui faire répéter, mais par orgueil, il préféra chercher dans son inconscient le souvenir qu'il venait d'enregistrer. Oui elle lui demandait s'il désirait étudier l'oiseau.

- S'il n'est pas effrayé par les inconnus… Déclara Narcisse en tendant son bras et son doigt en direction de la petite bête dans un geste lent et patient.

- Il se nourrit seul ? Commença à questionne l'homme de science qui connaissait aussi bien les humains que les animaux pour pouvoir gérer au mieux la pérennité des hybrides.

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Un sourire doux illumina le visage si pâle de l'hybride à la remarque du scientiste, car il n'avait pas tout à fait raison … même plutôt pas. Le fait était tout simplement que Plumeau semblait nourrir une confiance plaine et entière à sa camarade anthropomorphe, si bien qu'il n'approchait jamais les étrangers sauf si elle l'appelait expressément. Cela, c'était plus ou moins elle qui lui avait appris, mais l'oiseau avait également expérimenté par lui-même les dangers que pouvaient représenter les semblables de Loreleil …


Tout dépend de l'inconnu, précisa-t-elle donc en s'approchant du scientiste comme il semblait accepter l'invitation et elle approcha doucement la main de la sienne, non sans s'assurer du consentement de son petit camarade à plume qui semblait ne manifester aucun signe de stress. Collant presque son doigt à celui du scientiste, ce qui lui donna un légère impression d'indécence, elle bascula doucement la main sur le côté pour encourager Plumeau à changer de perchoir, ce qu'il fit sans trop se faire prier, battant légèrement des ailes comme pour chercher son équilibre.

Elle hocha doucement la tête en signe d'approbation à la question du scientiste.

Il passe la plupart de la journée dehors et revient généralement pour la nuit. Je suis plus tranquille lorsqu'il dort à l'intérieur… les nuits sont dangereuses pour un petit être comme lui.


Elle avait véritablement le sentiment d'une mère poule à l'égard de cette oiseau, sûrement parce qu'elle n'avait aucune envie qu'il lui arrive la même chose qu'à ses parents qui avaient disparu du jour au lendemain dans elle ne savait quelles obscures circonstances … sûrement un prédateur, tout simplement. Pendant la conversation, le petit Plumeau n'avait cessé d'observer le scientiste, au moins avec autant d'insistance que ce dernier l'observait également, penchant la tête d'un côté et de l'autre comme s'il était curieux.

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Le petit oiseau était aussi léger qu'une plume. Ses plumes étaient parfaitement lisses et le scientiste ne doutait pas qu'elle devait être imperméable. Ses couleurs étaient flamboyantes et il ne semblait souffrir d'aucun parasite.

D'une oreille distraite, il écoutait l'hybride lui expliquer les habitudes de l'oiseau. Comme un chat, elle le rentrait tous les soirs et le laissait repartir au matin.

D'un geste tout aussi calme que les précédent, Narcisse leva son autre main pour aller caresse la tête du petit Plumeau, essayer inutilement de lui rabattre la plume indiscipliné qu'il avait sur la tête.

- As-tu quelqu'un s'occuper de lui a cabaret ? Questionna à nouveau le scientifique.

Ce n'était qu'un oiseau, et pourtant, le lien qui l'unissait à son sujet d'expérimentation était puissant. Pour qu'un oiseau ne cherche pas à retrouver sa liberté, il devait être profondément attaché à Loreleï. Dans l'esprit de Narcisse, les éléments s'emboitaient doucement. S'il voulait s'assurer de l'entière loyauté d'une créature, il fallait faire des efforts, des petits sacrifices. Et Loreleï semblait douée pour avoir l'oreille attentive de ses congénères les plus récalcitrants.

- S'il est en confiance, je peux m'occuper de le sortir demain matin, le complexe doit bien avoir une cage à canari quelque part. Je peux le garder ici, dans mon bureau, mais je ne peux pas le laisser voler dans mes papiers, tu comprends ?

La proposition était sans aucun doute inattendue, mais Narcisse savait ce qu'il faisait et même si cela pouvait passer pour de la bienveillance, il s'agissait là d'un pur calcule mathématique. Il profiterait sans aucun doute beaucoup de l'alliance avec Loreleï.

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Ne cessant de remuer la tête pour regarder le scientiste d'un œil puis de l'autre, l'oiseau n'avait pas bronché quand il lui avait doucement caressé la tête. La présence et la sérénité de Loreleil jouait sûrement beaucoup sur celle de l'oiseau avec qui elle semblait si connectée et dans toute sa naïveté, la jeune femme n'imaginait pas un seul instant que cela pourrait un tant soit peu se retrouver contre elle. Après tout, Narcisse Pétrado était un homme de science et Loreleil avait été éduqué pour faire confiance à cette catégorie de la population, bien plus que pour les patrons de cabaret !

A la première question de l'homme à lunette, la demoiselle fit valser ses élégantes boucles flamboyantes en secouant doucement la tête de gauche à droite.

Il n'y a que moi.

Effectivement, il n'y avait qu'elle, au cabaret ou ailleurs pour prendre soin de cette petite boule de plume fragile, et n'y avait certainement que Plumeau en ce monde pour lui apporter de l'affection.

Narcisse lui céda une nouvelle proposition qui lui sembla particulièrement généreuse, là encore, elle n'y voyait pas le moindre danger, tout ce qu'elle voyait, c'était la protection que pouvait apporté cet endroit à son petit camarade volant. Toujours soucieuse de son bien être, mais n'allant certainement pas prendre une décision contre son gré pour autant, elle demoiselle ne répondit pas tout de suite au scientiste, échangeant quelques notes avec l'oiseau avec d'afficher un sourire soulagé.

Je comprends très bien et nous vous remercions de votre gentillesse. Plumeau dormira à point fermé tant qu'il est plongé dans le noir et qu'il a un support sur lequel se percher ; la cage n'est pas un problème pour une nuit.

Elle aussi allait devoir dormir dans une cage, cette nuit, comme chaque nuit depuis sa naissance, en fait. Plumeau, lui, était libre d'aller et de faire ce qu'il voulait et c'est en toute liberté qu'il choisissait de rentrer pour la nuit, pour sa propre sécurité et son confort … et Loreleil le comprenait. Elle rêvait souvent de pouvoir s'envoler au loin dans le ciel pour voyager sur les autres continent, mais lorsqu'elle s'y projetait vraiment, une pointe de peur la laisser penser qu'elle préférerait certainement rentrer bien vite dans un endroit familier qui aurait au moins le mérite d'être à peu près sûr pour un oisillon fragile comme elle. Qui sait ce qui pouvait se cacher au delà des remparts des villes ?

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Narcisse hocha la tête, satisfait de la réponse. Il n’aurait pas apprécié qu’on refuse son aide et fort heureusement pour Loreleï, elle semblait lui faire assez confiance pour boire bon nombre de ses paroles.

— Très bien, je m’occuperais de cela avant de partir. Ajouta le scientiste comme pour l’ajouter la longue liste mental de toute les choses qu’il avait à faire.

En voyant la mine un peu perdu de son sujet, Narcisse se permit de la ramener à la réalité.

— Ne t’en fait pas, Loreleï. Je connais les besoins des oiseaux. Je relâcherais Plumeau demain dès mon arrivée au bureau. Tu as ma parole. Insista l’homme avant de rendre l’oiseau à sa protectrice.

— Je quitte mon bureau vers minuit et je reviens tous les matins à 5h tapante. Informa Narcisse, certain que donner quelques détails pourrait rassurer son sujet d’expérience.

Suite à cela, il appela sa secrétaire pour qu’on lui fasse parvenir une cage à oiseau ainsi que de quoi nourrir une petite bête à plume. Une fois cela fait, il attendit qu’on lui ramène le matériel pour que Loreleï puisse, elle-même, installé l’animal et ainsi rassurer l’oiseau.

— Bien, je ne peux me permettre de te retenir plus longtemps, il faut que tu ailles te reposer, je viendrais te chercher demain matin pour une nouvelle série de test. Termina le scientiste avant de raccompagner l’hybride jusqu’au dortoir qui avait maintenant tout d’un poulailler.

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Une fois encore, l'éducation du bon petit sujet qu'elle était la conforta dans la confiance presque naturelle qu'elle portait en ce scientiste qu'elle ne connaissait pourtant que très peu. Mais même si elle avait subi une mauvaise expérience avec les blouses blanches, sans doute que l'égard du chef de l'établissement de renom aurait suffi à l'apprivoiser … il n'avait pas besoin de se donner tant de peine.

C'est avec un sourire confiant qu'elle acquiesça les paroles de l'humain, reprenant bientôt son petit compagnon à plumes qui vint sautiller joyeusement sur son doigt, tournant sa petite tête dans tous les sens comme pour analyser la pièce dans ses moindres détails. Elle l’apaisa de quelques caresses sur la tête qui ne parvinrent toujours pas à dompter sa plume rebelle. Elle était plutôt surprise d'apprendre que le scientiste dormait si peu, mais en savoir un peu plus sur lui et ses habitudes de vie lui parut presque comme une sorte de privilège et c'est donc en toute confiance qu'elle laissa son petit compagnon dans la cage qu'avait apporté la secrétaire du Docteur Pétrado, échangeant un dernier chant avec lui avant de refermer la petite porte. L'oiseau ne semblait pas paniqué et trouva même assez facilement le mangeoire qu'on lui avait laissé, comme si elle lui avait tout expliqué en quelques sifflements mélodieux.


Je vous présente une nouvelle fois toute ma gratitude, Docteur Pétrado. Je ferais de mon mieux pour être à la hauteur de vos attentes. Arrivée devant la porte du dortoir, elle s'était donc inclinée en signe de respect avant de rejoindre ses camarades encore bien éveillés. Sans mauvais jeu de mot, les propriétés du directeur du cabaret était de vrais oiseaux de nuit et le fait est qu'à part elle, aucun d'eux n'étaient habitués à cet environnement particulier, aseptisé à la forte odeur de désinfectant et autres produits chimiques.

Face à cette agitation, Loreleil se faisait un devoir et une fierté de rester docile et calme, ce qui ne faisait que creuser un peu plus le clivage entre elle et les paons.

Une fois dans le noir, après l'extinction des feux, Loreleil resta longtemps éveillée à fixer le peu de lumière qu'elle pouvait apercevoir par la fenêtre à côté d'elle. Elle pensait à Narcisse Pétrado. Elle se demandait s'il était aussi consciencieux avec tous les hybrides et l'idée qu'elle puisse avoir quelque chose de spéciale pour mériter une telle faveur lui plaisait beaucoup … pourtant, elle savait bien qu'elle n'avait rien de bien exceptionnel, elle avait de belles et grandes ailes à l'éclat rare, ses plumes étaient douces … mais soyons lucides, il existait bien d'autres hybrides autrement plus fascinant qu'elle au regard d'un scientifique aussi expérimenté. Est-ce que le Docteur Pétrado avait connu des hybrides capable de voler … ? Et si elle était la première à réaliser cet exploit sous ses yeux ? Là, elle serait vraiment exceptionnelle.


Vers minuit, elle s'endormit enfin pour rêver qu'elle volait … Et comme souvent, ses ailes prenaient feu …

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Comme il en avait informé sa petite protégée, Narcisse arrêta ses recherches et ses lectures scientifique aux environs de minuit. Les locaux étaient totalement désertés maintenant. Mise à part quelques infirmières de garde et les vigils, il n'y avait plus un chat en dehors des hybrides et des autres espèces maintenues en captivité par le complexe.

Les yeux du scientifique étaient irrités par la fatigue et ses affaires de la journée. Une bonne nuit de sommeil devrait lui faire le plus grand bien.

Lorsqu'il pénétra sur sa propriété, une villa modeste pour un homme de son envergure, il fut accueilli avec déférence par un hybride chien. Ce dernier était le gérant de la maison et aussi le babysitter du trésor de Narcisse.

Ce trésor ne tarda pas à lui sauter dans les bras en roucoulant de façon aigüe et piaffante comme seul marque de communication. Narcisse se laissa alors aller à sourire largement, faisant très attention à ne pas froisser les deux immense ailes de papillon que l'adolescente avait collé dans son dos.

- Je suis là, ma petite Alexandra… Souffla-t-il en évitant qu'une des antennes de l'hybride papillon n'atteigne son visage.

- Elle a encore fait un cauchemar, je savais que vous ne tarderiez pas a rentré, j'ai donc prit la liberté de la laisser vous attendre… Expliqua l'hybride chien avec calme.

- Merci Bill, je vais m'occuper d'elle, tu peux aller te reposer.

Comme dit, Narcissa rassura la jeune créature tout en l'accompagnant dans la chambre baignée de pénombre. Couchée sur le ventre pour laisser ses ailes être en contact avec aucun élément du mobilier, l'hybride papillon s'endormit sous les caresses que le scientiste prodiguait à sa petite tête. Narcisse pu alors prendre une douche puis aller se coucher à son tour.

Le lendemain matin, Narcisse partit s'enfermer dans son bureau, vérifiant, comme il l'avait promis, l'état du petit rossignol qui gardait captif. Il le libéra sans mal avant d'enfiler sa blouse de chercheur.

Aujourd'hui, de nouveau teste devrait être organisés pour l'intégralité des cobayes. Celui qu'attendait le plus Narcisse était la tentative de vol. À l'aide d'un dispositif de souffle d'air au sol, les cobayes serait projeté vers le ciel. Maintenu par un filin de sécurité, ils ne risqueraient rien en cas de problème technique.

L'heure du petit déjeuné était largement passée. Ce fut vers 10h que le chef de scientiste débarqua dans le dortoir collectif.

- Bonjour à toutes et à tous, j'ose espérer que votre nuit n'aura pas été trop désagréable. Néanmoins, gardé à l'esprit que nous sommes dans un complexe d'étude et non un hôtel quatre étoiles. Mon équipe et moi-même, tenons à nous excuser pour les gênes occasionnées. Pour ce qui est du programme d'aujourd'hui, nous allez-vous faire passer une batterie de test physique, endurance, pointe de vitesse pour ce matin. En milieu d'après-midi, un exercice de vol serait mis en place… Mais avant, je vous prie de rester calme, nous allons vous prélever une goutte de sang pour continuer notre suivit médical.

Les infirmières se mirent alors à passer entre les lits à l'aide d'un appareil, chaque doigts d'hybride était croqué par une micro seringue et nommée en fonction du nom du spécimen. Narcisse quitta la pièce au moment où sa secrétaire attribuait un numéro de salle aux hybrides pour les exercices physique. Narcisse n'y participerait pas, lui s'occupait des résultats. Pourtant, il serait là sans faute pour voir l'exercice de vol de l'après-midi.

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Avant même d'ouvrir les yeux au petit matin, sa main se leva au-dessus de sa tête, cherchant instinctivement quelque chose qu'elle ne trouva pas. Émergent doucement de la brume du sommeil, elle se souvint qu'elle n'était pas dans sa petite chambre intime du cabaret, mais dans un dortoir des laboratoires Pétrado. Sa main retomba mollement contre l'une de ses ailes qui lui tirait légèrement dans le dos, car elle avait pris pendant la nuit une position peu confortable. En voulant se tourner et décoincer ses précieux appendices aux plumes cuivrées, elle donna un coup un peu trop brusque de l'aile gauche qui fit voler sa couverture très haut au dessus d'elle et elle retomba sur sa tête. Cela la rassura malgré la brutalité du réveil, car cela signifiait qu'elles étaient toujours là : elles n'avaient pas brûlé.


Dans la matinée, en se préparant, Loreleil aperçu Plumeau qui virevoltait non loin de sa fenêtre, lui arrachant son premier sourire de la journée et la mettant dans de meilleures dispositions pour la suite. Narcisse Pétrado ne baissait décidément pas dans son estime, c'était un homme de parole en plus d'être plutôt attentionné … elle commençait à se dire qu'elle quitterait volontiers le cadre pourtant assez chaleureux du cabaret pour venir vivre dans cet environnement aseptisé … Si c'était pour pouvoir profiter plus souvent de sa présence. Elle ne le vit d'ailleurs que très brièvement après le petit déjeuner – sommes-toute très frugal pour elle – mais fut plutôt satisfaite qu'on leur prélève un peu de sang encore aujourd'hui … en fait, elle était même assez déçue qu'il n'en prenne pas plus. Elle ne comprenait pas cette fascination pour l’hémoglobine, pas plus qu'elle ne saurait expliquer pourquoi elle aimait la sensation de l'aiguille qui perce la peau alors que cela faisait gémir et frémir tous ses camarades.

Elle apprécia beaucoup moins les exercices physiques qui suivirent, car elle se fatigua très vite et elle se sentit profondément frustrée de ne pas tenir la cadence … Comment pourrait-elle un jour voler si elle ne parvenait même pas à courir un kilomètre ? Elle se planta les ongles dans les paumes de toutes ses forces pour repousser les limites de son corps fragile, cela lui valu un malaise et un léger saignement de nez … mais elle était prête à tout pour pouvoir voler. Pour que Narcisse Pétrado soit fier, pour qu'il s'intéresse à elle plus qu'aux autres …

En y repensant, c'est peut-être parce que son sang lui faisait défaut qu'elle aimait tant le voir couler …


L'après midi, comme prévu, on l'emmena pour la préparer aux exercices de vol. Elle était dans une grandes salles dont tout un mur était un miroir à travers lequel on pouvait l'observer, alors que de son côté, elle ne pouvait voir que son reflet. Elle avait retiré sa casaque blanche et inélégante pour revêtir une combinaison, elle aussi blanche, mais qui serrait son corps comme une deuxième peau. Elle était ouverte au niveau de ses omoplates pour ses ailes et fermait dans le dos avec deux fermetures éclairs : une qui allait du bas du dos jusqu'au milieu, une autre qui partait au dessus des omoplates jusqu'à la nuque – laissant encore une fois un espace pour ses ailes. Cette étrange seconde peau épousait parfaitement ses formes et était plutôt fine, si bien qu'elle avait presque l'impression d'être véritablement dans son plus simple appareil, mais au moins, cela lui laissait une pleine liberté de mouvement : ce qu'elle testa d'ailleurs grâce à quelques étirements et autres battements d'ailes en faisant le tour de la grande pièce au centre de laquelle se trouvait une grille sur laquelle elle n'osait pas marcher.

On vint ensuite l'équiper d'un harnais qui passait entre ses cuisses et enserrait sa taille, la corde qui la reliait au plafond lui semblait un peu gênante pour battre des ailes, mais elle avait juste hâte que cela commence !

Malgré l'impatience, elle ne fut pas très rassurée à l'idée de mettre les pieds sur la grille qui dégageait maintenant un souffle et un grondement très puissante … est-ce que ce truc n'allait pas finir par l'avaler ? L'opérateur dû répéter son instruction plusieurs fois pour qu'elle obéisse. Ses cheveux roux se dressèrent au dessus de sa tête sous l'effet du vent et elle éprouva une certaine difficulté à respirer. Après un instant, elle ouvrit finalement ses ailes maladroitement, cela la déstabilisa et elle tomba à genou. Elle décida de rester dans cette position le temps de bien se placer et après quelques instants à apprendre l'effet du souffle dans ses plumes, elle les gonfla comme des voiles et poussa sur ses jambes en battant des ailes. Elle parvint à planer quelques secondes dans un premier temps, à force d'acharnement, elle parvint finalement à planer assez stablement … un second sourire illumina son visage …

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Assit à son bureau, Narcisse recevait le rapport résumé des exercices physique du matin. Certains étaient plus endurants que d'autres. Néanmoins, leur corpulence et la densité de leur os n'étaient pas dans un bon rapport pour le vol en autonomie. Narcisse s'en était déjà douté, aussi ne fut-il pas déçu de constater cela en chiffre.

Après un déjeuner correct, une dizaine de minutes de sommeil et deux petits gobelets de café, Narcisse était à nouveau en activité. Marchant à pas vif dans les laboratoires, il vérifiait l'avancée d'autres travaux.

Il discutait sur les derniers résultats d'un test génétique avec sa secrétaire lorsqu'il arriva dans l'espace de test aérien.

Narcisse prit des notes sur le maintien inné de la jeune femme aux plumes rouges. Même si le vent artificiel la maintenait en hauteur, elle semblait avoir trouvé un certain équilibre et n'avait visiblement pas peur de l'altitude.

La simulation de vol dura à peine cinq minutes. Le résultat était enregistré sur des caméras. Une fois revenue au sol, une équipe médicale s'approcha de la créature pour défaire ses liens et prendre sa tension. Narcisse lui-même se greffa à l'équipe pour vérifier la réactivité des pipulles de l'hybride.

- Très joli vol. Commenta-t-il simplement avant d'encourager la créature à s'asseoir sur une chaise prévue pour elle.

- Je veux que tu répondes à quelques questions par rapport à cette expérience.

Le Scientifique attendit un signe d'assentiment de la part de la demoiselle pour commencer son questionnaire.

Il s'agissait de savoir si la demoiselle avait déjà volé ou essayer de le faire. Comment elle s'était sentit une fois en altitude, si elle avait eu des vertiges ou tout simplement peur de tomber. Si elle avait eu mal au cœur. Comment elle avait ressenti le vent… Et bien entendu, est ce qu'elle avait apprécié l'expérience….

- Merci pour tes réponses… As-tu d'autres commentaires à faire par rapport à ta journée ? Termina Narcisse qui lâchait enfin sa fiche des yeux.

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A la fin de sa petite expérience de vol simulé – qui lui paru beaucoup plus long qu'il ne le fut en réalité – elle devait bien s'avouer un peu fatiguée, essoufflée. Cela demandait beaucoup plus d'énergie que dans ses rêves de se maintenir en altitude … malheureusement. Elle fut cependant assez requinquer lorsque Narciss Pétrado fit son apparition, plus encore lorsqu'il la complimenta ses performance – cela occultait facilement le fait qu'on était déjà en train de la tripoter de tous les côtés. Elle ne lâcha plus le scientiste des yeux et ce, malgré la lumière aveuglante qu'on lui colla en plein visage. Elle s'assied docilement, rabattant ses précieuses ailes sur ses épaules et accepta de répondre aux questions du maître des lieux de la même façon après avoir simplement acquiescé d'un sage signe de tête.

Je n'ai jamais réussi à voler … et la seule fois où j'ai cru pouvoir le faire, le me suis blessée. Mais je n'ai pas peur de l'altitude, ni de tomber. Elle ne dit rien sur ses véritables craintes … Si elle n'avait absolument pas d'aversion pour les hauteurs, elle n'avait tout de même pas encore suffisamment confiance en elle pour voler seule dans la nature. Et il y avait ses rêves qui la terrifiaient … et si ses ailes prenaient feu ? Le feu, c'était sa seule crainte.


Elle assura n'avoir ressenti aucun malaise – si ce n'est que c'était fatiguant – et se garda d'en faire trop sur les sensations extraordinaires qu'elle avait ressenti en sentant ses ailes se gonfler sous le souffle du vent jusqu'à la faire décoller. Sentir ses ailes la porter … cela avait été la meilleure expérience de toute sa vie ! Alors bien sûr, elle avait apprécié cela.

Lorsqu'il releva finalement le regard de sa fiche, elle le regardait toujours avec attention de ses yeux d'aigles, elle semblait très satisfaite. Elle secoua donc doucement la tête pour signifier qu'elle n'avait rien à ajouter.

J'ai simplement hâte de recommencer.

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De mouvements fluides de son stylo, Narcisse cochait les cases du questionnaire tout en restant attentif aux mots qu'employait la créature, mais aussi aux conversations des autres scientifiques sur des résultats surprenants.

- Parfait. Je suis heureux de te l'entendre dire. Nous te ferons recommencer l'expérience demain, et le reste de la semaine. Pour avoir assez de résultats pour les croisements de données. Pour le reste de la journée, tu vas te reposer. J'aimerais juste faire une échographie de ton cœur ce soir. Même si ta fatigue est sans aucun doute liée à ton anémie, il faut que je vérifie que le muscle cardiaque n'a pas de particularités spéciales. Tu pourras aussi en profiter pour appeler ton compagnon pour la nuit. Une infirmière viendra te chercher quand je serais disponible. On va venir te raccompagner jusqu'au dortoir. Repose-toi bien. Raconta Narcisse.

Tout en parlant, il avait regardé sa montre et délicatement reprit le pouls de la jeune femme en lui attrapant le poignet. Il avait ajouté quelque chose sur sa feuille avant de se lever et de quitter l'hybride.

À pas vif, il retrouva son laboratoire. Après avoir été décontaminé et mis en combinaison, il entra dans une pièce où un autre projet demandait toute son attention. Il y passa le reste de l'après-midi et l'expérience le laissa vidé de ses forces. Même après la dose de caféine qu'il avait ingérée et l'intraveineuse qu'il s'était insérée tandis qu'il remplissait encore et toujours de la paperasse.

Il était 20 h 30 lorsqu'il termina de préparer la petite salle d'examen pour l'échographie qu'il voulait faire. Il avait envoyé sa secrétaire prévenir une infirmière d'aller lui chercher Loreleï. La grande dame blonde aux allures de mannequin arriva dans le dortoir avec un fauteuil roulant.

- Monsieur Pétrado m'a envoyé chercher Loreleï. Déclara l'infirmière un peu maladroite. Elle n'avait pas retenu tous les noms des participants à l'expérience.

Quand on finit par lui indiquer où se trouvait sa cible, l'infirmière insista pour que la créature s'installe dans le fauteuil.

- Monsieur Pétrado a demandé à ce que vous ne soyez soumise à aucun effort ou stress. Détendez-vous, je vous prie. Annonça la jeune blonde d'une voix douce, mais où pouvait comprendre qu'elle était tendue pour sa mission. Pas question de décevoir le grand patron.

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Dans son listing sommaire du programme à venir, Narcisse Pétrado venait d'avouer que le séjour de la petite créature ailée venait de s’allonger drastiquement. Elle n'émit aucun commentaire à ce sujet, se demandant simplement si il avait déjà prévenu son propriétaire ou pas, tentant d'imaginer sa réaction … Il y eut une pointe d'appréhension dans son regard, l'espace d'un instant, car elle était à peu près certaine que son maître se vengerait sur elle dès qu'il en aurait l'occasion et après ça, il n'était pas gagné qu'elle puisse revenir ici. En attendant, c'est sur ses camarades qu'ils passeraient sûrement ses nerfs et ces derniers allaient certainement eux aussi se venger sur elle ensuite … Ah, elle n'avait pas du tout envie de rentrer. Elle devait bien être la seule hybride à penser ça en ces lieux, mais le fait est que même si elle avait des appartements confortables au cabaret et qu'elle jouissait d'une certaine liberté de mouvement et d'activité pendant le jour, le rythme était fatiguant et les visages antipathiques. La seule chose qui l'inquiétait vraiment dans ces laboratoires était de ne pas pouvoir jouir de la présence de Plumeau plus souvent.

Gardant toutes ces appréhensions pour elle, elle acquiesça d'un simple signe de tête avant de retourner docilement au dortoir. Là-bas, elle resta allongée pendant longtemps avant de réclamer de la lecture, le personnel fut assez surpris et personne ne sembla vouloir croire qu'elle savait lire, mais on lui céda quand même un vieux manuel de médecine. Ce n'était pas ce qu'elle préférait, mais c'était avec ça que son premier maître lui avait appris, alors elle s'en contenta.


Après un repas frugal mais riche en légumineuses, Loreleil avait repris sa lecture, assise en tailleur sur son lit, lorsque la femme blonde qui semblait toujours assister monsieur Pétrado vint la chercher avec un fauteuil roulant. Après avoir lancé un regard critique plutôt dubitatif au dit fauteuil, elle planta son regard doré sur la jeune femme qui prit la peine de justifier le moyen de transport que la rousse jugea de plutôt humiliant – car même une hybride comme elle avait sa fierté et elle estimait qu'il y avait plus glamour que d'arriver sur des roulettes en face d'une personne aussi importante que Narcisse. Elle ne sembla pas réagir tout de suite, elle avait digéré cette nécessité, mais elle s'était perdue à la contemplation de cette femme omniprésente. Elle était plutôt belle, c'était une certitude … Elle se dit soudain que ce devait être ce genre de femme qui devait plaire aux hommes comme Narcisse, en tout cas, elle avait entendu tous les paons mâles venter les charmes de la blonde. Est-ce qu'elle était aussi jolie, elle ? Son maître actuelle lui disait souvent qu'elle était belle, mais elle n'était pas certaine de pouvoir se fier à son jugement … Et puis, il n'y avait sûrement pas que la beauté qui devait compter pour Narcisse Pétrado, il devait également apprécier un esprit aiguisé … cette jeune femme était peut-être une assistante, mais il était clair qu'elle avait été plus instruite qu'elle, elle était allée dans une vraie école et avait peut-être même suivit des études supérieur dans une vraie académie. Elle, elle n'avait reçu que les enseignements aléatoires de son ancien maître …

— Très bien.

Sa voix était restée respectueuse et docile, quoi qu'un peu absente. Frustrée, elle s'installa dans le fauteuil sans rechigner, relevant légèrement ses ailes pour qu'aucune de ses précieuses plumes de se prenne dans les roues par mégarde. C'est sur le chemin qu'elle se rendit finalement compte de la teneur de ses dernières pensées … Elle rêvait de plaire à Narcisse Pétrado, découvrant ainsi la jalousie et la frustration … Mais elle n'était qu'une hybride, un animal. Aucun humain aussi digne et sain ne s'intéresserait à un hybride de cette façon … Imaginer la répulsion de Narcisse l'attrista et prendre conscience de tout ça fit s'emballer son cœur lorsqu'elle passa la porte de son bureau. En s'étendant sur la table d'auscultation, elle repensa à cette fois où elle avait surprit deux de ses camarades Paon en train de batifoler dans la loge … son cœur palpitait toujours, elle joignit les mains pour se tordre nerveusement les doigts. Ce genre de chose ne l'avait jamais préoccupé avant …

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Le temps qu’il aille lui-même chercher les résultats sanguins de la demoiselle et l’hybride s’était déjà allongé sur la table d’auscultation. Narcisse l’observa quelques secondes par le hublot de la porte. La créature semblait tendue, inquiète. Alors, il appuya délicatement sur la poignée de la porte et entra sans mouvements brusques. Les animaux inquiets se mettaient rapidement sur la défensive lorsqu’ils étaient stressés.

Bonsoir, Loreleï… Entama-t-il simplement en attrapant son stéthoscope. Tu me sembles un peu tendue… J’aimerais que tu sois détendue pour l’examen. Il s’est passé quelque chose depuis ton teste de vol ? C’est important, même si ce n’est qu’un détail. S’il s’agit de son ami oiseau, je t’ai promis de t’emmener le voir ce soir à nouveau. Tu n’as pas à t’en faire pour ça… Termina le scientifique qui s’asseyait sur un tabouret à roulette.

Sans la toucher, il avait vu les mouvements de respirations être agités. Peut-être que les teste était trop rapprochés pour le moment ? À moins que ce ne soit les prémices d’une crise de panique. Mais cela n’inquiétait pas vraiment Narcisse, il avait toujours de quoi calmer les hystéries passagères.

Mais pour savoir comment régler le problème que pouvait bien avoir son cobaye coopératif, cette dernière devait parler. Le scientifique n’aimait pas particulièrement discuter avec ses patients. Il était plutôt du genre à s’enfermer avec un corps anesthésié et endormit sur une table d’opération. Cependant, il était assez intelligent pour comprendre la communication était un aspect important de la compréhension des différentes espèces d’hybrides. Les oiseaux gazouillaient beaucoup entre eux. Sûrement avaient-ils plus besoin que d’autre de s’exprimer. Alors, patient, il attendit que la femelle rossignol lui raconte ses soucis. Attendre ne l’empêcha pas de rapprocher la tablette où était installé tout le matériel nécessaire à l’échographie.

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Une bouffée de chaleur vint lui piquer les joues lorsque le scientiste apparut finalement dans la pièce. Elle n'osa pas le regarder et s'efforça de se remettre les idées en place en observant une affiche sur les mesures d’hygiène basiques qui était accrochée au mur et qui sembla la passionnée pendant un moment. Elle tourna la tête vers lui lorsqu'il s'adressa directement à elle mais n'osa pas le regarder directement dans les yeux, préférant balader son regard sur ses joues, son nez, ses lèvres ou encore l'oreille que sa coupe de cheveux laissait découverte.


Oui, veuillez m'excuser … Je ne me fais pas trop de soucis pour Plumeau, je … Elle chercha ses mots un instant, relevant les yeux vers ses lunettes qui formait une habile distraction à un regard direct. Je m'inquiète un peu au sujet de mon maître, je crois qu'il n'avait pas compris que je resterais aussi longtemps ici. Elle était plutôt soulagée par cette excuse qui n'était pas fausse.

Je ne veux pas dire que je préférerais rentrer … j'espère simplement qu'il ne vous causera pas de problème. Vous avez dû comprendre qu'il n'était pas très partageur.


Parler de cette moindre inquiétude l'aida à ne plus trop penser à ce qui la mettait vraiment mal à l'aise et donc à se détendre un peu. Elle remarqua alors, juste derrière lui, une vitrine où avait été disposée quelques flacons de sang, le rouge de l'hémoglobine accrocha un instant son regard doré, puis elle trouva encore le courage de le regarder dans les yeux. Elle lui adressa un léger sourire qui se voulait rassurant, bien qu'elle ait toujours l'air fatiguée, voir un peu triste à cause de sa pathologie. C'était sûrement à cause de la blancheur de sa peau.


Je voudrais que mes résultats soient satisfaisants, je vais faire de mon mieux. Tout ça pour ne pas dire, bien sûr, qu'elle voulait lui plaire. Elle craignait cependant de n'être qu'un sujet tristement banale … et elle n'était pas sûr d'être plus remarquable en tant que femme.

Elle tacha donc au mieux de se détendre, le tempérament calme et même impassible du scientiste aidait beaucoup à cela … mais même si elle n'était pas forcément tendu, son cœur battait toujours un peu plus rapidement que d'habitude.

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